Au Liban, plus d’un million de personnes, dont près de 370 000 enfants, sont désormais enregistrées dans le pays en tant que personnes déplacées.
« Nos collègues humanitaires sur le terrain nous indiquent que des frappes ont été signalées à travers tout le Liban, notamment des frappes aériennes survenues au cours de la nuit dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant suite à de nouveaux ordres de déplacement massif émis dans plusieurs quartiers », a dit le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse mardi à New York.
Dans le sud du Liban, au moins sept points de passage clés sur le fleuve Litani ont été touchés au cours de la semaine écoulée, restreignant la liberté de mouvement des populations et entravant l’acheminement de l’aide humanitaire vers les personnes fuyant la violence.
« Nos partenaires humanitaires et nous-mêmes continuons de répondre aux besoins croissants. Nous continuons de fournir de la nourriture et des abris, ainsi que des soins médicaux et un soutien en matière de protection aux familles contraintes de fuir les combats », a expliqué M. Dujarric.
« Nous réitérons qu’il n’existe tout simplement aucune solution militaire à ce conflit. Nous continuons d’appeler à une désescalade et exhortons toutes les parties à privilégier les voies diplomatiques qui s’offrent à elles, ainsi qu’à s’engager à nouveau en faveur de la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » (visant à mettre fin au conflit israélo-libanais de 2006), a-t-il ajouté.
De la fumée monte à la suite d’un bombardement dans le quartier de Dahieh à Beyrouth au Liban.
Les conséquences sur le secteur de l’énergie
L’escalade de la guerre au Moyen-Orient a des conséquences sur le secteur énergétique dans le monde entier.
Le prix du brent a rebondi mardi, pour repasser au-dessus des 100 dollars le baril, au lendemain d’une chute de plus de 10 % provoquée par la décision du président américain Donald Trump de reporter de nouvelles frappes contre l’Iran et son annonce de discussions avec Téhéran.
Ces soubresauts sur le marché énergétique rappellent l’importance cruciale des zones de transit comme le détroit d’Ormuz pour l’approvisionnement mondial en énergie. Aujourd’hui, le détroit n’est pas officiellement fermé, mais son passage est fortement restreint, en raison des multiples attaques iraniennes contre la navigation depuis le début de la guerre, qui ont semé la panique sur les marchés énergétiques mondiaux et fait grimper les prix.
Selon ONU commerce et développement (CNUCED), le trafic dans le détroit, là où le golfe Persique se rétrécit, est passé d’environ 130 navires par jour avant la crise à moins de dix début mars, soit une baisse de plus de 95 %.
« Les perturbations ne se limitent plus au détroit d’Ormuz ; elles s’étendent aux routes maritimes régionales et affectent les lignes d’approvisionnement essentielles », a expliqué à ONU Info, Frida Youssef, cheffe de la Section des affaires économiques à la CNUCED.
Les pays en développement vulnérables
Si la crise du détroit d’Ormuz a eu pour effet immédiat une hausse des coûts énergétiques, un renchérissement des transports, une augmentation des prix alimentaires et des retards dans les chaînes d’approvisionnement, la baisse des exportations régionales d’engrais menace également d’avoir des conséquences extrêmement graves.
La CNUCED souligne la hausse des coûts de production des engrais, en particulier ceux à base d’azote, qui dépendent fortement du gaz provenant des États du Golfe.
« C’est actuellement la saison des semis de printemps, période durant laquelle les pays et les agriculteurs achètent généralement des engrais pour la prochaine récolte. S’ils ne parviennent pas à s’approvisionner suffisamment – ou si les prix sont trop élevés -, les rendements agricoles pourraient baisser », a insisté Mme Youssef, relevant que les pays en développement sont ceux qui en ressentiront le plus fortement les effets.
Pour ces économies, la hausse des coûts du carburant, des denrées alimentaires, des engrais et des transports pourrait rapidement se traduire par une pression sur les finances publiques et le budget des ménages. Cela peut réduire la production alimentaire et accroître l’insécurité alimentaire, en particulier là où la dépendance vis-à-vis des importations est forte.
Réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme
De son côté, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a annoncé qu’il allait se réunir mercredi matin en urgence pour débattre des frappes de l’Iran sur plusieurs pays du Golfe, et de leurs conséquences sur les droits de l’homme dans la région.
« Un groupe de pays a l’intention de présenter un projet de résolution au Conseil dans le cadre de ce débat urgent », a déclaré un porte-parole du Conseil des droits de l’homme, Pascal Sim, lors d’un point de presse mardi à Genève.
Ce projet de résolution porte sur les « conséquences sur les droits de l’homme de l’attaque provoquée par la République islamique d’Iran contre Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie », a-t-il précisé.
Par ailleurs, le président du Conseil des droits de l’homme a indiqué avoir reçu un courrier signé par l’Iran, la Chine et Cuba demandant également la tenue d’un débat urgent « sur la protection des enfants et des établissements d’enseignement dans les conflits armés internationaux ».
Selon les autorités iraniennes, un bombardement a visé le 28 février une école de filles à Minab, dans le sud du pays, faisant plus de 150 morts.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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