Il a appelé à placer la science au cœur de la gouvernance internationale de l’IA, face à une technologie qui évolue plus vite que les règles censées l’encadrer.
Rappelant que « l’IA ne s’arrête pas aux frontières » et qu’ « aucun pays ne peut en saisir pleinement les implications tout seul », le chef de l’ONU a estimé qu’une action coordonnée est indispensable. « Si nous voulons que l’IA soit au service de l’humanité, les politiques ne peuvent pas être fondées sur des conjectures ».
« Elles ne peuvent pas être fondées sur le battage médiatique – ni sur la désinformation », a-t-il insisté, appelant à « des faits fiables – que l’on peut partager – entre pays et entre secteurs ».
Son mot d’ordre : « Moins de bruit. Plus de savoir ».
Un panel indépendant
Pour concrétiser cette ambition, les Nations Unies mettent en place une architecture de coopération internationale fondée sur l’expertise scientifique.
Cette démarche débute avec le Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle.
Il est « conçu pour contribuer à combler le déficit de connaissances sur l’IA et à évaluer les impacts réels de l’IA sur les économies et les sociétés – afin que les pays, quel que soit leur niveau de capacité en matière d’IA, puissent agir avec la même clarté ».
Ce groupe scientifique est « indépendant », « diversifié », et « multidisciplinaire », car l’IA touche tous les domaines de toutes les sociétés, a précisé M. Guterres.
Le Secrétaire général s’est félicité que l’Assemblée générale des Nations Unies ait confirmé les 40 experts proposés aux États Membres. « Maintenant, le vrai travail commence – pour présenter rapidement un premier rapport avant le Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA en juillet ».
Des garde-fous fondés sur le risque
Pour António Guterres, la science doit permettre d’ancrer les décisions dans des preuves tangibles. « Le Groupe fournira une base d’analyse commune – aidant les États Membres à passer des débats philosophiques à la coordination technique ».
L’objectif est d’éviter que les politiques publiques ne deviennent « un instrument brutal qui étouffe le progrès » ou « un spectateur face aux préjudices ».
« Une gouvernance guidée par la science n’est pas un frein au progrès. C’est un accélérateur de solutions », a-t-il martelé.
Mieux comprendre les capacités et les limites des systèmes permettra de mettre en place « des garde-fous plus intelligents », qui « protègent les personnes, défendent les droits humains et préservent l’autonomie humaine ».
Prévenir la fragmentation
Dans un contexte de rivalité technologique croissante, le chef de l’ONU a mis en garde contre un risque de fragmentation. « Un patchwork de règles augmentera les coûts, affaiblira la sécurité et creusera les divisions », a-t-il prévenu.
« Notre objectif est de faire du contrôle humain une réalité technique – et non un slogan », a-t-il insisté, appelant à « une supervision humaine significative dans chaque décision à forts enjeux – dans la justice, la santé, le crédit ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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