« Le Secrétaire général remercie les pays de la région pour leurs efforts qui ont permis la tenue de ces pourparlers, et Oman pour les avoir accueillis », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une note à la presse.

« Le Secrétaire général a toujours plaidé en faveur de la désescalade et du règlement pacifique des différends, conformément à la Charte des Nations Unies. Toutes les préoccupations peuvent et doivent être abordées par le dialogue pacifique », a-t-il ajouté.

Selon la presse, Téhéran et Washington ont entamé vendredi des négociations sous la médiation d’Oman afin de tenter de surmonter leurs divergences profondes sur le programme nucléaire iranien. 

Répression : l’ONU réclame des enquêtes indépendantes

Dans le même temps, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a de nouveau appelé vendredi à des enquêtes indépendantes et transparentes sur toutes les allégations de meurtres et de violations graves des droits humains lors des récentes manifestations en Iran, alors que le nombre exact de victimes reste difficile à établir.

« Comme vous pouvez l’imaginer, il est encore très difficile de vérifier le nombre de victimes liées aux manifestations en Iran. Les autorités ont récemment publié une liste de plus de 2.900 noms. D’autres sources suggèrent que le nombre total est beaucoup plus élevé », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Thameen Al-Kheetan, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

 Cette incertitude sur le nombre exact de victimes est renforcée par les difficultés persistantes liées à la collecte d’informations sur le terrain. Selon le porte-parole, un « processus de vérification complet » reste donc « très difficile » en raison de nombreux facteurs, notamment le problème de la coupure des communications et d’Internet. 

« Dans ce contexte, la situation des personnes détenues arbitrairement demeure une préoccupation majeure pour les services du Haut-Commissaire Volker Türk. Les personnes détenues arbitrairement doivent être libérées immédiatement et sans condition. C’est ce que nous avons demandé et continuons de demander », a insisté M. Al-Kheetan.

Une femme portant un hijab marche dans les rues de Téhéran, la capitale iranienne

La Mission d’enquête prolongée de deux ans

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a tenu, le 23 janvier dernier, une session spéciale sur les violations des droits humains en Iran.

L’organe onusien chargé des droits humains avait ainsi condamné Téhéran pour ses abus et a ordonné une enquête sur la répression des manifestations antigouvernementales qui a fait des milliers de morts.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, avait appelé les autorités iraniennes « à mettre fin à leur répression brutale ».

Il avait ajouté que la répression violente ne résolvait aucun des problèmes de l’Iran, mais créait au contraire les conditions propices à de nouvelles violations, à l’instabilité et à des effusions de sang.

Des manifestations ont éclaté dans tout l’Iran le 28 décembre en réponse à l’effondrement de la monnaie nationale, à la flambée de l’inflation et à la détérioration des conditions de vie.

Face à la persistance de la répression et des violences, le Conseil des Nations Unies aux droits de l’homme a adopté une motion prolongeant une enquête précédente ouverte en 2022 afin que les enquêteurs puissent également documenter les derniers troubles. 

La décision du Conseil a immédiatement suscité la réaction de la Mission iranienne auprès de l’ONU à Genève, qui a dénoncé une résolution « politisée » et rejeté toute « ingérence extérieure ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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