Selon la presse, l’armée pakistanaise a mené des frappes aériennes sur Kaboul, Kandahar et le sud-est de l’Afghanistan, en réponse à une attaque survenue la veille contre des bases militaires pakistanaises. Le Pakistan accuse l’Afghanistan d’offrir un refuge aux talibans pakistanais responsables de nombreux attentats sur son territoire.

Des affrontements sporadiques ont lieu depuis des mois le long de la frontière, malgré le cessez-le-feu décrété en octobre dernier.

« Le Secrétaire général suit avec préoccupation les informations faisant état d’affrontements transfrontaliers entre les forces de sécurité de facto en Afghanistan et les forces de sécurité pakistanaises. Il exhorte les parties concernées à respecter leurs obligations en vertu du droit international, notamment du droit international humanitaire, et à assurer la protection des civils », a dit son porte-parole dans une note à la presse publiée vendredi.

Saluant les efforts de médiation déployés par plusieurs États Membres ces derniers mois, le chef de l’ONU exhorte les deux pays à poursuivre leurs efforts « pour régler leurs différends par la voie diplomatique ».

Quelques heures plus tard, lors d’une point de presse, le porte-parole a ajouté que le Secrétaire général appelait « à une cessation immédiate des hostilités ».

Un avenir incertain

Faisant écho à l’appel du Secrétaire général en faveur d’un dialogue entre Kaboul et Islamabad, Richard Bennett, expert indépendant nommé par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, a déclaré que la montée des tensions entre les deux pays aggravait les difficultés et les dangers pour les Afghans contraints de rentrer au pays.

« J’étais récemment au Pakistan, où j’ai parlé à des Afghans qui vivent dans la crainte pour leur avenir », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Genève.

« Ils pensent qu’un retour en Afghanistan signifiera non seulement une vie dans la pauvreté, mais aussi, pour certains groupes – défenseurs des droits humains, journalistes, anciens membres des forces de sécurité gouvernementales – un risque réel de violentes représailles. Et nous constatons une recrudescence de ces attaques ces derniers mois ».

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme en Afghanistan a appelé au calme face à la montée des tensions régionales et géopolitiques.

Crise humanitaire

Ces dernières années, l’Afghanistan a vu un nombre considérable de ses ressortissants – estimés à 2,7 millions en 2025 – rentrer des pays voisins.

Selon Richard Bennett, l’escalade dramatique du conflit aggravera les difficultés du peuple afghan. Il a insisté sur la situation humanitaire désastreuse à laquelle le pays est confronté, conséquence directe du retour au pouvoir des talibans en août 2021.

Les soins de santé ne sont qu’un des aspects de la vie quotidienne profondément et négativement affectés par les autorités de facto, dont les décrets, censés promouvoir la vertu et lutter contre le vice, ont été largement condamnés à l’étranger comme une forme d’apartheid qui touche les femmes et les filles.

« Dans une grande partie du pays, les soins médicaux sont dispensés de manière ségréguée : les femmes sont soignées par d’autres femmes et les hommes par des hommes », a expliqué M. Bennett. « On constate une réduction globale du personnel médical, pas seulement des médecins ; on parle aussi des sages-femmes, des infirmières, de tout le système de santé ».

Bien que certains éléments indiquent que les décrets restrictifs des talibans en matière de soins de santé ne sont pas appliqués avec la même rigueur partout, « ce n’est pas seulement le traitement qui pose problème, mais aussi l’accès aux soins. La liberté de circulation est fortement restreinte », a expliqué M. Bennett.

Le système de santé afghan était déjà fragile avant la prise de Kaboul par les talibans, après des décennies de conflit, de pauvreté et de sous-investissement, a-t-il poursuivi, soulignant le risque d’une « catastrophe sanitaire majeure, en particulier pour les femmes et les filles ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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