Membre fondateur de l’OMS, les États-Unis ont contribué de manière déterminante à plusieurs des plus grandes réussites de l’Organisation, notamment l’éradication de la variole, ainsi qu’aux progrès réalisés contre de nombreuses menaces sanitaires mondiales. Celles-ci incluent la poliomyélite, le VIH, Ebola, la grippe, la tuberculose, le paludisme, les maladies tropicales négligées, la résistance aux antimicrobiens et la sécurité sanitaire des aliments.

L’OMS précise que la notification de retrait soulève des questions qui seront examinées par son Conseil exécutif lors de sa session ordinaire à compter du 2 février, puis par l’Assemblée mondiale de la Santé lors de sa réunion annuelle en mai 2026.

« L’inverse est vrai » : l’OMS dément les accusations américaines

L’Organisation a pris note des déclarations du gouvernement des États-Unis affirmant que l’OMS aurait « dénigré et terni » le pays, compromis son indépendance et porté atteinte à sa souveraineté. « L’inverse est vrai », répond l’OMS, indiquant avoir toujours cherché à « engager le dialogue avec les États-Unis de bonne foi, avec un plein respect de leur souveraineté », comme avec chacun de ses États membres.

L’OMS rejette également l’accusation selon laquelle elle aurait « poursuivi un programme politisé et bureaucratique guidé par des nations hostiles aux intérêts américains ». Cette affirmation est qualifiée de fausse. En tant qu’institution spécialisée des Nations Unies, gouvernée par 194 États membres, l’OMS rappelle qu’elle a toujours été et demeure impartiale et qu’elle existe pour servir tous les pays, sans crainte ni faveur.

COVID-19 : les décisions finales relevaient des gouvernements souverains

Une part importante de la déclaration est consacrée à la défense de l’action de l’OMS face aux accusations américaines de « défaillances » durant la pandémie de coronavirus”>COVID-19, notamment l’entrave au partage rapide et exact d’informations essentielles.

L’OMS reconnaît que ni les organisations ni les gouvernements « n’ont tout bien fait », mais affirme qu’elle maintient sa réponse à cette crise sanitaire mondiale sans précédent. Elle indique avoir agi rapidement, partagé de manière transparente toutes les informations dont elle disposait et conseillé les États membres sur la base des meilleures données scientifiques disponibles.

L’Organisation précise avoir recommandé le port du masque, la vaccination et la distanciation physique, sans jamais recommander de mandats de port du masque, de vaccination ou de confinements. Elle souligne avoir soutenu les gouvernements souverains dans les décisions qu’ils estimaient être dans l’intérêt de leurs populations, tout en rappelant que ces décisions leur appartenaient.

L’OMS rappelle avoir demandé des informations à la Chine et activé son système de gestion des incidents d’urgence dès le 31 décembre 2019, après les premiers signalements de cas de « pneumonie d’origine inconnue » à Wuhan. Lorsque le Directeur général a déclaré, le 30 janvier 2020, une urgence de santé publique de portée internationale, on comptait moins de 100 cas signalés hors de Chine et aucun décès.

La porte reste ouverte à un retour des États-Unis

À la suite des examens menés sur la pandémie, y compris de la performance de l’OMS, l’Organisation affirme avoir renforcé ses systèmes et soutenu les pays dans l’amélioration de leurs capacités de préparation et de riposte, contribuant ainsi à protéger tous les pays, y compris les États-Unis.

L’OMS souligne par ailleurs l’engagement continu de ses États membres, qui ont adopté l’an dernier l’Accord de l’OMS sur les pandémies, appelé à devenir un instrument majeur du droit international une fois ratifié. Les États membres négocient actuellement une annexe visant à favoriser la détection rapide des agents pathogènes et un accès équitable aux vaccins, traitements et outils de diagnostic.

Tout en regrettant la décision américaine, l’OMS indique espérer que les États-Unis reviendront à une participation active à l’Organisation à l’avenir. Sa mission demeure inchangée : garantir « le niveau de santé le plus élevé possible, en tant que droit fondamental pour tous ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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