Ces financements, issus de contributions de donateurs, doivent renforcer la coordination des secours, les soins aux blessés et la surveillance des maladies, tout en garantissant l’accès aux médicaments essentiels et aux fournitures médicales.

« À mesure que le nombre de victimes augmente, les attaques contre les établissements de santé se multiplient, aggravant la pression sur les systèmes de santé au moment même où ils sont le plus nécessaires », a averti le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message publié sur les réseaux sociaux. « J’exhorte toutes les parties à choisir la voie courageuse et salvatrice de la paix ».

Dans une région déjà fragilisée par des années de crises humanitaires et par la réduction récente de l’aide internationale, ce soutien aux personnels médicaux de première ligne est devenu indispensable, a souligné la directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale, Nana Balkhy.

Des systèmes de santé sous tension

Au Liban, la reprise des frappes du Hezbollah en soutien à l’Iran et les violentes ripostes israéliennes, visant notamment le sud du pays et la capitale Beyrouth, mettent les infrastructures médicales à rude épreuve.

Samedi, Tedros Adhanom Ghebreyesus a dénoncé une « évolution tragique » de la crise, après la mort de 14 travailleurs de la santé dans le sud du Liban. En l’espace d’à peine 24 heures, 12 médecins ont été tués lors d’une frappe nocturne contre le centre de soins primaires de Bourj Qalauoiyeh, tandis que deux ambulanciers ont perdu la vie dans une attaque distincte contre un établissement de santé. Depuis le 2 mars, 27 attaques visant des structures médicales ont été recensées dans le pays, causant au moins 30 morts.

En Iraq, les services hospitaliers subissent eux aussi une pression croissante, en particulier dans les zones proches des frappes et des manifestations violentes. L’OMS indique que 500 000 dollars, fournis par les États-Unis, seront consacrés à la coordination d’urgence, à la gestion des afflux massifs de blessés et à d’autres services essentiels.

En Syrie, une enveloppe de 500 000 dollars doit permettre l’achat de médicaments vitaux et de matériel médical pour les populations déplacées, tout en renforçant la surveillance des maladies dans un pays déjà dévasté par plus d’une décennie de guerre.

Avant même le déclenchement de la campagne de bombardements contre l’Iran, l’OMS estimait avoir besoin de 633 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires régionaux en 2026. Début mars, cet appel n’était financé qu’à 37 %.

Des travailleurs de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) distribuent des matelas à une famille au Liban.

Les Casques bleus également pris pour cible

Dans le sud du Liban, les soldats de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, la FINUL, ont eux aussi essuyé des tirs ce week-end lors de trois incidents distincts alors qu’ils patrouillaient le long de la Ligne bleue, la frontière de facto entre Israël et le Liban.

Dans un communiqué, la mission a indiqué que ces tirs provenaient très probablement de « groupes armés non étatiques » opérant à proximité de ses positions à Yatar, Dayr Kifa et Qallawiyah.

« Les tirs à Yatar sont tombés à seulement cinq mètres des Casques bleus », a précisé la FINUL. « Deux patrouilles ont riposté en état de légitime défense et, après de brefs échanges, ont repris leurs activités prévues. Aucun Casque bleu n’a été blessé ».

La mission rappelle que l’usage d’armes par des groupes armés dans sa zone d’opérations constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah.

En visite de solidarité au Liban ces derniers jours, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui aussi mis en garde contre de tels incidents. Toute attaque contre les Casques bleus et leurs positions est « totalement inacceptable et doit cesser », a-t-il déclaré.

À Beyrouth, le chef de l’ONU a également rencontré des civils déplacés par le conflit. Plus de 800 000 personnes ont déjà été contraintes de fuir leur domicile depuis le début des combats. Un rappel, a-t-il insisté, d’un principe que la guerre continue de bafouer : les civils ne doivent jamais être une cible.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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