Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’escalade du conflit a considérablement accru les risques pour la protection des enfants, mettant en évidence la menace grave qui pèse sur leur sécurité, leur bien-être et leur accès aux services essentiels.

Face à l’escalade des hostilités au Liban, plus d’un 1,1 million de personnes sont désormais déplacées à l’intérieur du pays, dont environ 400.000 enfants en âge scolaire. 

De nombreuses écoles ont été détruites, fermées ou transformées en abris, mettant en péril la continuité de l’apprentissage pour des centaines de milliers d’élèves.

Plus de 365 écoles transformées en abris

« Sur les 669 centres d’hébergement collectifs, 365 sont des écoles publiques et 58 des établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP), ce qui réduit considérablement les espaces d’apprentissage disponibles », a détaillé l’agence onusienne dans son dernier rapport de situation. 

Parmi ces centres d’éducation, 439 écoles publiques dans le sud et à Nabatieh, dans la Bekaa, à Baalbek et dans la banlieue sud de Beyrouth restent fermées en raison de l’insécurité, des ordres d’évacuation et de la proximité des zones de conflit. Ces fermetures ont directement touché environ 256.000 élèves, dont plus de 180.000 dans la classe du matin et près de 75.000 dans celle de l’après-midi. 

Ces derniers développements interviennent alors que les hostilités ne faiblissent pas. Selon les rapports des médias, l’aviation israélienne a poursuivi ses frappes sur des localités du Sud du pays. De son côté, le Hezbollah a revendiqué dimanche une quarantaine d’attaques visant des localités, bases et rassemblements militaires israéliens.

C’est dans ce climat d’insécurité que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEHE) a lancé une réouverture progressive des établissements scolaires grâce à des modalités d’enseignement mixte.

Risques d’une hausse des taux d’abandon scolaire

Après cinq semaines de fermeture, les écoles qui ne servent pas actuellement de centres d’hébergement collectifs reprennent leurs activités selon une approche hybride et flexible, combinant enseignement en présentiel et en ligne, en fonction de la disponibilité des locaux, de la présence du personnel et de l’accès des élèves.

Plus de 600 établissements ont repris les cours dans des lieux plus sûrs, principalement dans le nord du Liban et dans l’Akkar, dont plus d’une centaine d’établissements désignés comme centres d’accueil qui fonctionnent en double service pour accueillir les élèves provenant d’écoles fermées ou transformées en centres d’hébergement. 

Cependant, malgré ces efforts, l’accès à l’éducation reste inégal, en particulier pour les enfants et les jeunes déplacés confrontés à des obstacles tels qu’une connectivité limitée. Selon l’UNICEF, le manque d’espaces d’apprentissage sûrs et l’insécurité persistante entravent la continuité de l’apprentissage.

Or une perturbation prolongée de l’éducation risque d’entraîner une augmentation des taux d’abandon scolaire et l’adoption de mécanismes d’adaptation négatifs chez les enfants et les adolescents, en particulier parmi les populations déplacées.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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