Selon les médias, une petite fille de seulement trois mois a été retrouvée morte de froid mardi matin à son domicile à Gaza.

Ce décès porte à neuf le nombre total de victimes du froid cette saison, a déclaré le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, aux journalistes à New York.

Réagissant à ce drame, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a de nouveau appelé à des solutions urgentes, « notamment l’autorisation de l’entrée de batteries, de panneaux solaires et d’autres sources d’énergie nécessaires à la mise en place d’espaces de chauffage communautaires ».

Colis alimentaires

Les travailleurs humanitaires continuent de soutenir la population de Gaza plus de trois mois après le cessez-le-feu et malgré les restrictions persistantes.

Depuis le début de l’année, plus de 860 000 personnes ont reçu des colis alimentaires distribués par le biais de 50 points de distribution, a indiqué M. Haq.

« Nous continuons également à fournir quelque 1,6 million de repas chauds chaque jour aux personnes dans le besoin », a-t-il ajouté.

Un repas chaud est préparé dans une cuisine soutenue par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Khan Younis, dans le sud de Gaza.

Vaccins et évacuations médicales

Les partenaires des Nations Unies travaillant dans le secteur de la santé ont vacciné 3 000 enfants de moins de trois ans au cours des deux premiers jours d’une campagne de vaccination de routine de 10 jours qui a débuté dimanche.

L’objectif est de mieux protéger les jeunes vies contre les maladies évitables par la vaccination.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également facilité une autre évacuation médicale lundi, transportant 21 patients et leurs accompagnateurs en Jordanie.

Cependant, plus de 18 000 patients, dont 4 000 enfants, attendent toujours d’être évacués pour recevoir des soins médicaux indisponibles à Gaza.

L’OMS a appelé davantage d’États membres des Nations Unies à accueillir ces patients et à la réouverture de la voie d’évacuation médicale vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Situation en Cisjordanie

Par ailleurs, l’OCHA a publié sa dernière mise à jour mensuelle sur la Cisjordanie, qui montre que 14 Palestiniens ont été tués et 231 blessés en décembre.

Les colons israéliens ont également mené 132 attaques au cours de cette période, causant des victimes ou des dégâts matériels, tandis que 246 Palestiniens ont été déplacés.

Sept Israéliens ont été blessés sur le territoire, mais aucun décès n’a été enregistré.

Le rapport a également documenté un nombre record de déplacements et d’attaques de colons en 2025. 240 Palestiniens, dont 55 enfants, ont été tués en Cisjordanie l’année dernière. La plupart des décès, 225, ont été causés par les forces israéliennes, et neuf par des colons. Les autres décès sont imputables à l’un ou l’autre de ces groupes.

Les trois quarts des décès (181) ont été causés par des tirs à balles réelles et 17 % (41) par des frappes aériennes. L’utilisation d’autres armes a causé 18 décès, soit 8 %.

L’année dernière, 3 982 Palestiniens ont été blessés, dont près de 700 enfants, et 37 135 ont été déplacés. 1 828 attaques menées par des colons israéliens ont été recensées, causant des victimes et/ou des dégâts matériels.

Au cours de la même période, 17 Israéliens ont été tués, dont un enfant et six membres des forces de sécurité. 101 autres Israéliens ont été blessés, parmi lesquels cinq enfants et 32 ​​soldats.

Quartiers palestiniens « systématiquement vidés »

Par ailleurs, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a averti que le rythme des déplacements forcés de Palestiniens à Jérusalem-Est s’accélère et que des quartiers historiques sont « systématiquement vidés ».

Ajith Sunghay, chef du bureau du HCDH dans le Territoire palestinien occupé, a dénoncé les démolitions et les expulsions dans le quartier de Silwan, au sud de la Vieille Ville.

Les colonies se sont également étendues illégalement au cœur de trois des principaux centres urbains palestiniens : Jérusalem-Est, Ramallah et Bethléem.

Maisons confisquées

« Les expulsions entraînent généralement le transfert de maisons palestiniennes à des colons israéliens, ce qui érode davantage la présence palestinienne à proximité immédiate de la Vieille Ville », a-t-il déclaré à ONU Info.

« Certaines maisons sont confisquées par les autorités israéliennes pour faire place à des projets de colonisation, qui comprennent actuellement un parc touristique avec une ligne de téléphérique reliant Jérusalem-Ouest à la Vieille Ville ».

Un arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) rendu en juillet 2024 a conclu que les expulsions forcées et les démolitions massives de maisons par Israël étaient contraires à l’interdiction des transferts forcés en vertu de la quatrième Convention de Genève.

La CIJ – principal organe judiciaire des Nations Unies – a appelé Israël à mettre fin à sa présence illégale dans le Territoire palestinien occupé.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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