Ce détroit est devenu un point de tension majeur à l’échelle mondiale, faisant grimper les prix du pétrole, menaçant la sécurité des navires et des marins, et déstabilisant la région. Les premiers signes restaient mitigés jeudi, mais Washington et Téhéran doivent entamer des négociations ce week-end au Pakistan pour consolider la trêve.

Les enjeux

Le détroit d’Ormuz est un étroit corridor maritime entre l’Iran et Oman reliant le golfe Persique au golfe d’Oman, a travers lequel des pays comme l’Arabie saoudite, l’Iraq et les Émirats arabes unis y exportent pétrole et gaz.

Même des perturbations limitées peuvent :

  • faire flamber les prix de l’énergie
  • retarder les chaînes d’approvisionnement mondiales
  • accroître les tensions géopolitiques

Que se passe-t-il actuellement pour le trafic maritime ?

Le trafic – dans un passage large de seulement 39 kilomètres à son point le plus étroit – est fortement perturbé depuis le début du conflit fin février.

Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), environ 150 navires empruntaient chaque jour cette voie avant le conflit. Avec les risques d’attaques, ce chiffre est tombé à seulement quatre ou cinq navires par jour, et uniquement ceux considérés comme « non hostiles » par les autorités iraniennes.

Il reste incertain si, ou quand, le détroit rouvrira à l’ensemble du trafic maritime, malgré l’annonce du cessez-le-feu.

Quelle est la vulnérabilité des navires ?

L’OMI estime qu’environ 2.000 navires – pétroliers, méthaniers, vraquiers, cargos ainsi que six navires de croisière – sont bloqués dans le golfe Persique, incapables de franchir le détroit.

Environ 20.000 marins se trouvent actuellement à bord de ces navires.

Selon l’OMI, 21 attaques confirmées contre la navigation internationale ont été recensées dans la région, causant la mort de 10 marins et faisant plusieurs blessés.

Les gens de mer

« Le cessez-le-feu est une bonne nouvelle pour les 20.000 marins qui attendent leur évacuation à bord des navires restés dans le golfe Persique », a déclaré Damien Chevallier, directeur de la division de la sécurité maritime de l’OMI, ajoutant qu’« ils ont passé plus d’un mois dans une situation tendue et volatile, incapables de quitter leurs navires ».

L’évacuation des marins en toute sécurité

L’OMI travaille déjà avec les parties concernées pour mettre en place un « mécanisme approprié afin de garantir le passage sécurisé des navires dans le détroit d’Ormuz », a précisé M. Chevallier.

« La priorité est désormais d’assurer la sécurité de la navigation afin de permettre l’évacuation. Nous ne souhaitons pas une reprise de l’escalade. Pour l’instant, il faut se concentrer sur l’évacuation », a-t-il ajouté.

Que dit le droit international ?

Le cadre juridique des activités maritimes est défini par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM).

Principes clés :

  • les navires ont un droit de « passage en transit » dans les détroits internationaux
  • les États côtiers ne doivent pas entraver ni perturber la navigation

En termes simples, le détroit doit rester ouvert à la navigation internationale.

Toutefois, l’Iran n’est pas partie à la CNUDM, même si le principe de passage en transit est généralement considéré comme relevant du droit international coutumier.

Les navires suivent une route convenue au niveau international dans le détroit d’Ormuz, selon un système de séparation du trafic établi.

La reprise du trafic est-elle possible ?

La volonté internationale de rouvrir le détroit existe, mais « les armateurs devront évaluer attentivement les risques », a souligné M. Chevallier, précisant que la reprise du commerce dépendra de la situation sécuritaire en mer.

L’ONU et ses partenaires mènent actuellement des discussions diplomatiques pour assurer un passage sûr, sécurisé et efficace.

La reprise du trafic devrait s’appuyer sur les routes maritimes établies, notamment le dispositif de séparation du trafic (TSS), proposé par l’Iran et Oman et adopté par l’OMI en 1968. Ce système vise à :

  • réduire les collisions
  • améliorer la sécurité
  • garantir un transit prévisible, même en période de tension

Au cours du mois écoulé, les rares navires ayant atteint le golfe d’Oman ont emprunté une route nord, proche des côtes iraniennes, permettant un suivi plus étroit par les autorités.

Et maintenant ?

La réouverture complète du détroit d’Ormuz dépendra du maintien du cessez-le-feu, de l’efficacité des efforts diplomatiques, de la coordination maritime et du respect des règles internationales de navigation.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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