Depuis début janvier, l’ancienne vice-présidente, Delcy Rodriguez, est la présidente par intérim du Venezuela.

« Les structures qui ont perpétré des persécutions pendant des années n’ont pas été démantelées, et aucune politique d’État n’a été annoncée pour entamer ce processus », a déclaré la Mission internationale indépendante d’établissement des faits pour le Venezuela dans un communiqué publié cette semaine.

Cette mission a été mise en place pour évaluer les violations présumées des droits de l’homme commises au Venezuela depuis 2014.

Depuis la capture de M. Maduro le 3 janvier, les enquêteurs nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ont reçu des signalements faisant état d’au moins 87 nouvelles détentions à motivation politique, ce qui indique que la pratique consistant à réduire au silence toute dissidence perdure sous le gouvernement actuel.

« Ces nouveaux cas de violations des droits de l’homme nous rappellent avec gravité que le vaste appareil juridique et institutionnel, qui a facilité la commission de violations flagrantes des droits de l’homme et de crimes internationaux, demeure intact », a souligné l’experte indépendante María Eloisa Quintero.

« Aucun signe » de changement

Les responsables gouvernementaux et militaires, précédemment identifiés par l’enquête de l’ONU comme étant responsables de crimes contre l’humanité, continuent d’exercer le pouvoir. « Rien n’indique que les autorités actuelles aient l’intention de traduire ces individus en justice », a affirmé Alex Neve, un autre expert membre de la mission.

« On ne peut pas dire que le Venezuela est véritablement engagé sur la voie de la réforme en matière de droits de l’homme tant que cet appareil répressif n’aura pas été démantelé », a souligné Mme Quintero.

Une loi d’amnistie, visant à accorder une clémence immédiate aux personnes emprisonnées pour avoir participé à des manifestations politiques ou critiqué des personnalités publiques, a été adoptée le 20 février et « saluée » par la commission d’experts de l’ONU.

Cette amnistie a pour objectif de promouvoir la paix, la coexistence démocratique et la réconciliation nationale dans ce pays d’Amérique du Sud.

Selon la presse, quelque 621 prisonniers politiques ont été libérés entre la capture de M. Maduro et le début du mois de mars.

« Inquiétude » concernant la loi d’amnistie

Néanmoins, un grand nombre d’individus demeurent détenus pour des motifs politiques, et une « inquiétude subsiste quant au manque de transparence avec lequel ce processus est mené », a indiqué Mme Quintero.

La Mission a relevé que cette législation avait été adoptée sans consultation publique inclusive et qu’elle était dépourvue de mécanismes essentiels en matière de vérité, de responsabilité et de réparation.

« Il incombe aux autorités de fournir des informations détaillées sur le nombre et l’identité des prisonniers ainsi que des personnes libérées. Nous appelons à la libération immédiate de tous les détenus politiques restants, y compris des dizaines de ressortissants étrangers et binationaux », a demandé la Mission.

Les enquêteurs ont également exprimé leur préoccupation face à la mobilisation persistante de groupes civils armés, ainsi qu’au harcèlement continu de figures de l’opposition et de journalistes.

« Un moment crucial pour les victimes »

« La communauté internationale doit maintenir son attention sur le Venezuela afin de garantir une transition dans le pays qui débouche sur de véritables réformes institutionnelles et mette un terme à la culture de la peur », a déclaré la Mission. Avec plus de 8,7 millions de Vénézuéliens — dont des milliers de réfugiés — vivant aujourd’hui hors du pays, « c’est aussi un moment crucial pour les victimes », ont souligné les enquêteurs.

« Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de faire progresser ce travail d’enquête et d’identifier les modes opératoires, les acteurs, les institutions et les auteurs présumés associés à ces violations », a dit Mme Quintero.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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