Dans un message vidéo adressé aux participants d’une réunion ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris, il a noté que le monde est entré dans l’ère des énergies propres et que les énergies renouvelables sont désormais « la source d’électricité nouvelle la moins chère, la plus rapide et la plus sûre, quasiment partout ».
Le Secrétaire général a souligné que ceux qui mèneront cette transition façonneront l’économie mondiale de demain, ajoutant que certains intérêts liés aux énergies fossiles persistent à freiner les progrès, en propageant de la désinformation et en prétendant qu’une transition est irréaliste ou inabordable.
Elaborer un plan de transition
Selon lui, « la dépendance mondiale aux énergies fossiles constitue l’une des plus grandes menaces pour la stabilité et la prospérité mondiales ».
Il a noté que les trois quarts de l’humanité vivent dans des pays importateurs nets de combustibles fossiles, « dépendants d’une énergie qu’ils ne maîtrisent pas, à des prix imprévisibles, voyant leurs budgets de développement absorbés par les factures d’énergie, constamment à la merci des bouleversements géopolitiques et des ruptures d’approvisionnement ».
« Cette insécurité est intrinsèque au système », a-t-il martelé.
Dans ce contexte, M. Guterres a insisté sur le fait que « nous devons cesser de considérer la transition énergétique comme un sujet tabou » et que « tout retard ne fera qu’engendrer l’instabilité ».
Le chef de l’ONU a appelé à la création d’une plateforme mondiale dédiée à l’élaboration d’un plan de transition équitable, ordonné et abordable, conforme à l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. Cette plateforme réunirait producteurs et consommateurs, pays développés et pays en développement, institutions financières publiques et privées et société civile.
« Je vous encourage vivement à nous aider à créer cette plateforme et à accélérer le processus, ensemble. C’est ainsi que nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre, renforcerons la sécurité énergétique, favoriserons le développement du secteur de l’énergie et instaurerons une stabilité durable », a conclu le Secrétaire général à l’adresse des participants de la réunion de l’AIE.
L’AIE en bref
- Créée en 1974 dans le sillage du choc pétrolier de 1973, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), organisation intergouvernementale autonome est basée à Paris et a été établie dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
- Elle rassemble 32 pays membres et 13 pays associés représentant 75 % de la demande énergétique mondiale.
- Initialement chargée de répondre aux perturbations des approvisionnements pétroliers, elle a élargi son mandat à l’ensemble du système énergétique, des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
- L’AIE conseille les États sur la sécurité énergétique et la transition propre, publie des rapports de référence comme le World Energy Outlook et est dirigée par Fatih Birol.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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