La Commission internationale indépendante d’enquête des Nations Unies sur le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël, a averti mercredi que la guerre régionale avec l’Iran a éclipsé une augmentation des violations des droits humains contre les Palestiniens. 

Si l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire peut constituer une première étape vers la fin des hostilités régionales, la commission souligne que toutes les parties ayant violé le droit international doivent rendre des comptes.

La commission s’est dite consternée par le nombre de victimes dans la région et a insisté sur l’urgence pour les parties concernées de mettre fin à toutes les formes de violence et de respecter le droit international humanitaire et les droits humains, notamment la protection des civils.

Condamnation d’une loi sur la peine de mort en Israël

La commission a condamné l’adoption par la Knesset israélienne d’une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les Palestiniens reconnus coupables de meurtre sur la base de liens avec le terrorisme. Opposée à la peine capitale, elle souligne que cette loi est discriminatoire, car elle ne s’applique que dans les tribunaux militaires où sont jugés les Palestiniens dans le territoire occupé, tandis que les Israéliens juifs relevant du même territoire sont soumis à un système judiciaire civil distinct.

Hajar Abed, membre du personnel de l’UNRWA avec sa famille à Gaza

Au moins 200 morts à Gaza depuis le 28 février

À Gaza, les attaques israéliennes — notamment les bombardements aériens, les tirs d’artillerie et les frappes de drones — continuent de faire des victimes civiles. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 200 personnes ont été tuées depuis le 28 février 2026.

Dans le même temps, les autorités israéliennes ont fermé ou restreint les points de passage frontaliers, suspendu les mouvements humanitaires dans certaines zones, presque totalement paralysé les évacuations médicales et empêché les Palestiniens de retourner chez eux.

La commission souligne que la situation globale à Gaza reste « terrible » depuis le supposé cessez-le-feu d’octobre 2025, les Palestiniens vivant avec un accès limité aux soins de santé, une insécurité alimentaire et des abris inadéquats, affectant particulièrement les plus vulnérables, notamment les enfants.

Cisjordanie : violences sexuelles et 22 Palestiniens tués, dont des enfants

En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, 22 Palestiniens — dont des enfants — ont été tués par des colons ou des forces de sécurité israéliennes depuis le 28 février.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), au moins six d’entre eux ont été tués par des colons. Ces derniers ont mené des attaques quotidiennes, souvent avec le soutien de l’armée israélienne. D’après les informations disponibles, ils ont également établi de nouveaux avant-postes en zone A de Cisjordanie, ce qui a entraîné une intensification de la violence avec peu d’opposition apparente des autorités israéliennes.

La commission met en garde contre l’usage croissant de violences sexuelles et sexistes par les colons pour intimider et expulser les Palestiniens de leurs terres, dans une impunité persistante, malgré les alertes déjà formulées dans ses rapports et audiences orales de 2025.

Israël continue de perpétrer des « actes génocidaires » à Gaza

La commission rappelle qu’elle a déjà déterminé qu’entre octobre 2023 et juillet 2025, quatre catégories d’actes génocidaires ont été commises à Gaza par les autorités et forces de sécurité israéliennes, avec l’intention spécifique de détruire le groupe palestinien à Gaza. Elle exprime sa profonde inquiétude face à la poursuite de tels actes à ce jour.

Israël, en tant que puissance occupante, est tenu de protéger les Palestiniens en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ces zones restant sous son contrôle effectif. La commission rappelle également l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice, selon lequel la présence continue d’Israël dans le territoire palestinien occupé est illégale, et que sa politique de colonisation, ses mesures d’annexion et l’exploitation des ressources naturelles violent le droit international et doivent cesser.

Le prochain rapport de la commission, qui sera présenté lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme en juin 2026, portera sur les meurtres et blessures de civils par des acteurs non étatiques, y compris les colons israéliens et les groupes armés palestiniens.

 

*La Commission internationale indépendante d’enquête des Nations Unies sur le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël a été établie par le Conseil des droits de l’homme le 27 mai 2021 afin « d’enquêter, dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, sur toutes les violations présumées du droit international humanitaire et toutes les violations et atteintes présumées au droit international des droits de l’homme commises jusqu’au 13 avril 2021 et depuis lors ». La résolution A/HRC/RES/S-30/1 a également chargé la commission « d’examiner toutes les causes profondes des tensions récurrentes, de l’instabilité et de la prolongation du conflit, y compris la discrimination et la répression systématiques fondées sur l’identité nationale, ethnique, raciale ou religieuse ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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