Selon l’OMS, le personnel de santé et des établissements médicaux ont été empêchés de fournir leurs services essentiels aux personnes nécessitant des soins. « Ces derniers jours, des informations ont fait état de la détention d’au moins cinq médecins alors qu’ils soignaient des patients blessés », a déclaré sur le réseau social X, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Plusieurs établissements de santé ont été endommagés à travers l’Iran ces dernières semaines, notamment 10 postes d’urgence préhospitaliers. 

Des dizaines d’ambulanciers blessés

Dans cette politique de terreur, l’hôpital Khomeini, situé dans la ville occidentale d’Ilam, a été attaqué au début du mois de janvier. Des violences ont été signalées à l’intérieur et autour de l’établissement après le transfert de blessés à l’hôpital. Les services et les fournitures médicaux ont été perturbés et affectés.

Selon l’OMS, des dizaines d’ambulanciers ont été blessés et plus de 200 ambulances endommagées au cours des dernières semaines. Des gaz lacrymogènes auraient été utilisés à l’intérieur de l’hôpital Sina de Téhéran.

« J’appelle à la libération de tous les professionnels de santé détenus », a affirmé le Dr Tedros, soulignant que les soins de santé ne devraient jamais être une cible.

L’appel de l’OMS intervient alors que la pression internationale sur Téhéran s’intensifie, notamment avec les récentes sanctions de l’Union européenne (UE) à l’encontre des autorités iraniennes pour violations des droits humains, et les préoccupations persistantes concernant les coupures de l’Internet qui ont entravé la vérification indépendante du nombre de victimes et des abus.

Le Conseil des droits de l’homme lance une enquête

Cette mobilisation diplomatique trouve un écho au sein des instances onusiennes, saisies à leur tour de la situation iranienne.

Réuni vendredi dernier à Genève pour une session spéciale, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a d’ailleurs décidé de lancer une « enquête urgente » après la répression des manifestations qui ont traversé l’Iran ces dernières semaines.

Dans son discours d’ouverture devant le Conseil, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé les autorités iraniennes à « reconsidérer leur position, à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées ».

Il a raconté comment les forces de sécurité ont tiré avec des « munitions réelles » sur les manifestants, déplorant la mort de « milliers » de personnes, dont des enfants.

Autorités et ONG divergent sur le bilan de la répression

Ce récit s’inscrit dans le contexte d’un soulèvement national sans précédent depuis le 28 décembre, dont la répression violente a entraîné un afflux massif de blessés dans les hôpitaux iraniens. Provoqué par la hausse du coût de la vie, ce mouvement d’une ampleur inédite a été sévèrement réprimé.

Selon des rapports du Bureau des droits de l’homme et des ONG, les hôpitaux ont été débordés par le nombre important de victimes. Mais l’ampleur réelle du bilan humain demeure difficile à établir, faute d’informations indépendantes et surtout de la coupure de l’Internet.

Mais la Rapporteure spéciale sur la situation des droits de l’homme en Iran note que le nombre de victimes reste contesté en raison du confinement, qui permet aux autorités de contrôler la circulation de l’information.

Si les autorités ont fait état de plus de 3.000 décès, y compris parmi les forces de sécurité, Mai Sato note que certaines estimations de la société civile vont jusqu’à plusieurs dizaines de milliers, bien que ces chiffres ne puissent pas être vérifiés.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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