« Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques », a dénoncé Volker Türk dans un communiqué. « Il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard ». Rappelant que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, il a insisté sur le fait que « leurs griefs doivent être entendus et pris en compte, et ne doivent être instrumentalisés par personne ».
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, plusieurs hôpitaux seraient désormais débordés par l’afflux de victimes, parmi lesquelles figureraient des enfants. Des membres des forces de sécurité auraient également été tués, d’après certaines informations.
Un bilan potentiel de centaines de morts
Le Haut-Commissariat ne dispose pas de présence permanente en Iran, mais « nous recevons des informations provenant de diverses sources sur le terrain qui sont fiables », a précisé son porte-parole, Jérémy Laurence, lors d’un point de presse à Genève.
S’agissant du bilan humain, « le chiffre qui nous parvient se situe à des centaines, et c’est ce qui a été rapporté. Je ne peux pas vous donner un chiffre précis et vérifié, ce n’est pas possible », a-t-il reconnu.
L’ampleur exacte de la répression reste difficile à établir, en raison notamment de la coupure quasi totale des communications. Depuis le 8 janvier, les autorités iraniennes ont imposé une interruption nationale d’Internet et des télécommunications, entravant l’accès à l’information, perturbant les services d’urgence et compliquant le travail de documentation indépendante des violations des droits humains.
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l’initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie et l’effondrement de la monnaie nationale, avant de s’étendre rapidement à de nombreuses villes du pays, se muant dans le même temps en une contestation plus large du régime des ayatollahs.
Recouper l’information dans un pays mis hors ligne
Malgré la répression, la mobilisation se poursuit, selon plusieurs médias. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux – avant les coupures – ont montré d’importantes manifestations nocturnes, notamment à Téhéran et à Machhad, dans l’est du pays.
Parallèlement, la télévision d’Etat a diffusé des images de milliers de personnes rassemblées lundi sur une grande place du centre de Téhéran pour afficher leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des affrontements. Une démonstration destinée à montrer que le pouvoir conserve des soutiens, sans toutefois enrayer la dynamique de la contestation.
La répression, réponse récurrente aux revendications populaires
Pour Volker Türk, la situation rappelle de précédents épisodes de contestation nationale. « Comme nous l’avions vu récemment en 2022, de larges pans de la population iranienne sont descendus dans la rue pour réclamer des changements fondamentaux dans la gouvernance de leur pays », a-t-il observé. Mais, « une fois encore, la réaction des autorités consiste à recourir à une force brutale pour réprimer des revendications légitimes de changement ».
Le Haut-Commissaire s’est dit particulièrement préoccupé par certaines déclarations de responsables judiciaires laissant entendre que la peine de mort pourrait être appliquée à des manifestants, dans le cadre de procédures accélérées. Ce cycle de violence « terrifiante », a-t-il averti, « ne peut pas continuer ».
Il exhorte les autorités iraniennes à mettre fin à la répression et à faire rendre des comptes aux responsables. « Le peuple iranien et ses revendications en matière d’équité, d’égalité et de justice doivent être entendus », a-t-il insisté.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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