Selon les informations recueillies par la Mission internationale indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur l’Iran, des civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués ou blessés dans deux attaques visant des habitations de la province méridionale d’Hormozgan.

Pour les enquêteurs, la répétition de frappes faisant des victimes civiles soulève de sérieuses questions quant au respect des obligations visant à protéger les populations civiles et à prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les pertes en vies humaines.

La Mission, créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, revient notamment sur une frappe américaine menée le 1er septembre contre une maison de Kuhestak, dans la province d’Hormozgan, où se déroulait une fête de mariage.

Le 30 juillet, une autre attaque aurait détruit une habitation à Qeshm, également dans l’Hormozgan. Un homme, une femme et leur fils de deux ans auraient été tués. Leurs deux autres enfants auraient été blessés.

Un lourd coût humain

Les deux localités se trouvent dans des zones où vivent d’importantes communautés minoritaires. Kuhestak est majoritairement peuplée de Baloutches, tandis que Qeshm compte une importante population sunnite.

Ces communautés sont depuis longtemps confrontées à la discrimination structurelle et à la marginalisation, soulignent les enquêteurs dans un communiqué de presse.

« Ces frappes constituent un nouveau rappel dévastateur du coût humain du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran », a déclaré Sara Hossain, présidente de la Mission d’établissement des faits.

Elle a appelé toutes les parties à respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire, notamment les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution.

« Le non-respect des obligations découlant du droit international peut engager la responsabilité internationale, notamment pour crimes de guerre », a-t-elle averti.

De nouvelles frappes risquent, selon elle, d’aggraver encore les souffrances de la population et d’accentuer l’exclusion politique et socio-économique de communautés déjà particulièrement vulnérables.

Protéger l’accès à l’information

La Mission a également renouvelé son appel aux États membres de l’ONU à prendre sans délai des mesures diplomatiques pour mettre fin au conflit militaire, apaiser les tensions et relancer un dialogue crédible et de bonne foi sur la paix, les droits humains, la justice et la participation égale aux affaires politiques et publiques.

Elle insiste par ailleurs sur la nécessité de garantir un accès « total et sans entrave » aux observateurs indépendants des droits de l’homme, aux journalistes et aux enquêteurs.

Un tel accès est indispensable pour documenter les violations présumées et recueillir les preuves nécessaires à l’établissement des responsabilités, souligne la Mission.

Elle met aussi en garde contre les restrictions persistantes à l’accès à Internet et la censure des contenus en ligne, qui risquent de compromettre ces efforts.

Les autorités iraniennes doivent s’abstenir de restreindre indûment la couverture médiatique des événements et l’espace numérique, concluent les enquêteurs.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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