« Malgré des avancées sécuritaires dans certaines zones du centre-ville de Port-au-Prince, l’insécurité est quotidienne et intenable pour un grand nombre d’Haïtiens », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti et chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu. Selon lui, la violence continue également de s’étendre au-delà de la capitale, notamment dans les départements de l’Artibonite et du Centre.
Le rapport note que les opérations menées par les forces de sécurité ont permis de limiter l’expansion territoriale des gangs dans certaines zones de Port-au-Prince. Plusieurs quartiers ont ainsi connu une baisse des activités criminelles.
Mais dans les territoires qu’ils contrôlent, les gangs continuent de commettre de graves violations des droits humains : meurtres ciblés, enlèvements, extorsions et destructions de biens. Le BINUH cite notamment le cas d’un garçon de 13 ans exécuté en mars pour avoir laissé s’envoler un cerf-volant alors qu’il servait de « guetteur » pour un gang.
Dans l’Artibonite, les violences ont atteint un nouveau seuil à la fin mars. Entre le 29 et le 31 mars, des gangs ont lancé des attaques coordonnées contre 16 localités du Bas-Artibonite, ciblant notamment des groupes d’auto-défense. Au moins 83 personnes ont été tuées et 38 blessées. Certaines victimes ont été sorties de leur maison en pleine nuit avant d’être exécutées devant leur domicile.
Les femmes et les filles particulièrement visées
Selon le rapport, les gangs sont responsables de 27 % des morts et blessés enregistrés durant le trimestre. Ils sont également impliqués dans de nombreuses violences sexuelles, ayant touché plus de 292 victimes, principalement des femmes et des adolescentes âgées de 12 à 17 ans.
Le BINUH souligne que les viols collectifs et l’exploitation sexuelle sont utilisés comme des instruments de terreur et de contrôle des populations vivant sous l’emprise des gangs. La traite d’enfants demeure également une pratique préoccupante.
Parallèlement, les groupes d’auto-défense seraient responsables de 4 % des morts et blessés, visant des membres présumés de gangs ou leurs supposés collaborateurs.
Allégations d’exécutions sommaires
Le rapport indique aussi que plus de 69 % des victimes ont été tuées ou blessées lors d’opérations conduites par les forces de sécurité contre les gangs, parfois avec l’appui d’une société militaire privée utilisant des drones.
Parmi les victimes figurent au moins 69 civils, dont cinq enfants. Deux fillettes de 7 et 9 ans ont été grièvement blessées après la chute d’un drone dans la cour de leur maison à Martissant.
Le BINUH fait également état d’allégations persistantes d’exécutions sommaires impliquant des policiers. Ces incidents auraient causé la mort de 33 personnes.
Face à cette crise, l’ONU appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale à renforcer la lutte contre le trafic d’armes, accélérer les réformes judiciaires et garantir que toutes les opérations de sécurité respectent strictement les droits humains.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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