« L’escalade récente a tué ou blessé chaque jour l’équivalent d’une classe d’enfants », a déclaré Ted Chaiban, directeur exécutif adjoint de l’UNICEF.
Les frappes israéliennes au Liban ont également coûté la vie à 31 agents de santé, selon la dernière mise à jour éclair du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Les ordres de déplacement en cours provoquent des mouvements répétés de population : plus de 1,2 million de personnes sont déplacées, dont près de 135.000 déplacés internes dans 636 abris collectifs, principalement à Beyrouth et dans le Mont-Liban, dans un contexte de pénurie croissante d’abris et de risques accrus en matière de protection.
Attaques contre les soins de santé
Les attaques contre les structures de santé et le personnel humanitaire continuent d’augmenter. Des dizaines de personnes ont été blessées lors de frappes répétées contre des hôpitaux, des ambulances et des moyens de transport médical.
Cinq hôpitaux et 49 centres de santé sont désormais hors service, limitant gravement l’accès aux soins vitaux alors que des incidents à victimes massives se produisent dans plusieurs gouvernorats.
Une frappe récente à Baalbek a tué un travailleur humanitaire local et deux enfants. Ces attaques suscitent de graves préoccupations quant au respect du droit international humanitaire, qui protège explicitement le personnel médical et humanitaire, a rappelé OCHA.
Intensification des hostilités
Les hostilités s’intensifient également sur le terrain, notamment au sud du fleuve Litani, avec des échanges de tirs le long de la Ligne bleue, signalant une aggravation des menaces pour les populations dans les zones à haut risque.
Des frappes à Zkak el Blat et Basta ont fait de nouvelles victimes, dont un journaliste et son épouse — première mort signalée d’un journaliste au Liban depuis l’escalade du 2 mars.
Selon OCHA, ces décès soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la protection des civils et du personnel des médias.
Bâtiments détruits et décombres à Khiam, au Liban, à la suite du conflit entre Israël et le Hezbollah.
Déplacements massifs et abris saturés
La dynamique des déplacements reste très fluide et complexe. Les ordres de déplacement couvrent désormais de vastes zones du sud du Liban, certaines parties de Beyrouth, des villages frontaliers et la Bekaa, entraînant des déplacements multiples.
Les abris collectifs sont débordés, avec surpopulation, manque d’électricité, de chauffage et d’intimité.
Au total, 472 établissements scolaires sont utilisés comme abris, limitant l’accès à l’éducation pour des milliers d’élèves. Certains enfants retournent dans les mêmes écoles où ils s’étaient réfugiés en 2024, aggravant les perturbations à long terme liées aux crises successives du pays.
Infrastructures endommagées
Les frappes aériennes ont détruit ou endommagé routes, ponts, canalisations d’eau et au moins cinq stations-service dans le sud du Liban, entravant davantage l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les acteurs humanitaires rappellent que les civils — y compris les journalistes — doivent être protégés en tout temps, conformément au droit international humanitaire.
Sites nucléaires visés en Iran et en Israël
La plus grande retenue militaire doit être observée, surtout à proximité des installations nucléaires.
Le site d’enrichissement nucléaire de Natanz, en Iran, a été bombardé dans un contexte de frappes continues menées par Israël et les États-Unis, auxquelles Téhéran répond dans la région du Golfe.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a appelé « à la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire ».
« L’AIEA a été informée par l’Iran que le site nucléaire de Natanz a été attaqué aujourd’hui », a indiqué l’agence, précisant qu’« aucune augmentation des niveaux de radiation hors site n’a été signalée ».
Il s’agit de la quatrième attaque ciblée contre des installations nucléaires en Iran depuis le début de l’offensive.
L’AIEA a ensuite également fait état d’un incident impliquant l’impact d’un missile dans la ville de Dimona, en Israël, à proximité du centre de recherche nucléaire du Néguev, sans indication de dommages à cette installation.
Aucun niveau anormal de radiation n’a été détecté, selon des informations communiquées par des États de la région.
Suivant la situation de près, Rafael Grossi a à nouveau souligné que « la plus grande retenue militaire doit être observée, surtout à proximité des installations nucléaires ».
Risque de faim et déplacements massifs
Les agences de l’ONU avertissent que la guerre a déjà déplacé des millions de personnes.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que 45 millions de personnes pourraient faire face à une faim extrême si le conflit se poursuit et si les prix du carburant continuent d’augmenter.
Le HCR souligne également des déplacements massifs à travers la région.
« Dans un contexte d’escalade des hostilités en Iran, des milliers d’Afghans retournent en Afghanistan », a indiqué l’agence.
« Pour de nombreuses familles, il s’agit d’un nouveau cycle de déplacement », a-t-elle ajouté, soulignant qu’elles « ont un besoin urgent de soutien ».
Les effets de la guerre se font déjà sentir bien au-delà de la région, selon les agences onusiennes.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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