Dans une déclaration publiée à Genève, un porte-parole du HCDH, Thameen Al-Kheetan, a indiqué que les militants Saif Abukeshek et Thiago de Avila avaient été conduits en Israël, où ils « continuent d’être détenus sans inculpation ».
La Flottille mondiale Sumud est une initiative de la société civile visant à acheminer de l’aide à Gaza par voie maritime. Elle serait composée de près de 60 navires provenant d’Espagne, de France et d’Italie, et a été interceptée par les forces israéliennes au large des côtes grecques le 30 avril.
Pour une libération immédiate
Selon des informations de presse, un tribunal israélien d’Ashkelon a accédé mardi à une demande des autorités visant à prolonger la détention des deux hommes jusqu’à dimanche prochain.
« Israël doit libérer immédiatement et sans condition » les deux hommes, a déclaré M. Al-Kheetan.
Cet appel intervient dans un contexte d’inquiétude internationale croissante concernant les restrictions à l’accès humanitaire et à l’aide destinée à Gaza, où la population est confrontée à de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité, après des mois de conflit et de blocus.
« Ce n’est pas un crime de faire preuve de solidarité et de tenter d’acheminer de l’aide humanitaire à la population palestinienne de Gaza, qui en a cruellement besoin », a affirmé le porte-parole du HCDH.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a également fait part de son inquiétude face à des allégations de mauvais traitements en détention.
« Les témoignages troublants faisant état de sévices infligés à M. Abukeshek et M. de Avila doivent faire l’objet d’une enquête, et les responsables doivent être traduits en justice », a déclaré M. Al-Kheetan.
Détention arbitraire
Le Haut-Commissariat a par ailleurs appelé Israël à cesser des pratiques qui, selon lui, violent les normes internationales relatives aux droits de l’homme.
« Nous appelons à ce qu’Israël mette fin au recours à la détention arbitraire ainsi qu’à l’utilisation d’une législation antiterroriste définie de manière trop large et vague, et incompatible avec le droit international des droits de l’homme », indique la déclaration.
Le HCDH a également réitéré ses appels en faveur d’un accès humanitaire beaucoup plus large à Gaza. « Israël doit lever son blocus sur Gaza et permettre, voire faciliter, l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande palestinienne assiégée, et ce, en quantités suffisantes », a dit le porte-parole.
Des Gazaouis confinés
A New York, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que 2,1 millions de personnes à Gaza demeurent confinées dans moins de la moitié de l’enclave palestinienne.
« La population est dans l’impossibilité d’accéder aux autres secteurs de Gaza, où se situent les réserves foncières ainsi que des infrastructures essentielles, telles que les décharges de déchets solides. Elle ne peut pas non plus se rendre à l’étranger ni accéder à la Cisjordanie, où des services tels que des soins de santé spécialisés pourraient lui être dispensés », a-t-il souligné lors d’un point de presse.
Les personnes autorisées à quitter le territoire dans le cadre d’évacuations médicales ne représentent qu’une infime fraction de celles qui nécessitent des services indisponibles au quotidien à Gaza.
En outre, le rétablissement des services locaux est entravé par les restrictions imposées à l’entrée de biens essentiels, ainsi que par les entraves aux opérations de certains des partenaires humanitaires des Nations Unies.
En dépit de ces restrictions, les partenaires de l’ONU spécialisés dans l’aide au logement ont distribué, la semaine dernière, près de 5 000 articles de literie, 600 kits de couchage, plus de 1 500 kits d’étanchéité pour abris et près de 550 tentes, venant ainsi en aide à plus de 4 400 familles.
Un garçon marche sur les décombres de maisons détruites à Gaza.
La faim n’a pas disparu à Gaza
Les partenaires chefs de file dans le domaine de la sécurité alimentaire continuent de servir environ 1,1 million de repas chaque jour, grâce à un réseau de plus de 120 cuisines réparties à travers la bande de Gaza.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué mardi venir en aide à plus de 1,6 million de personnes chaque mois, en leur fournissant des colis alimentaires, des repas chauds, du pain et des allocations en espèces.
Pourtant, plus de six mois après la déclaration du cessez-le-feu, le PAM a souligné que la faim n’avait pas disparu, faisant état de niveaux élevés de malnutrition. De nombreuses familles dépendent encore de l’aide alimentaire pour survivre, les produits frais demeurant trop onéreux. Une famille sur cinq ne consomme qu’un seul repas par jour.
La pénurie de gaz de cuisson contraint près de sept familles sur dix à brûler des déchets — ou à recourir à d’autres méthodes de cuisson dangereuses — pour préparer leurs repas. Ce chiffre représente une augmentation de 13 % par rapport au mois précédent.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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