Le point de passage a rouvert lundi après plus d’un an de fermeture, dans le cadre d’un plan de paix américain présenté en septembre 2025.

Une petite lueur d’espoir.

Mardi matin à Genève, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Christian Lindmeier, a confirmé l’évacuation de cinq patients et sept accompagnateurs vers l’Egypte.

Depuis des mois, les évacuations étaient suspendues. Les autorités ont annoncé que le départ de ces cinq personnes est une phase de test.  

Pourtant, à l’heure actuelle, plus de 18.500 personnes attendent toujours de recevoir une aide médicale spécialisée qui ne peut être offerte à Gaza. Christian Lindmeier reste réaliste sur la situation : « Nous avons réussi à en faire sortir cinq, ce qui est encore une fois fantastique. Mais il est évident que nous en avons besoin de beaucoup plus ».

Des véhicules de l’OMS transportant des patients blessés quittent l’hôpital Al-Amal et se dirigent vers le point de passage de Rafah.

Plusieurs étapes avant de partir

Dans un premier temps, les patients sont sélectionnés par les autorités sanitaires présentes sur le terrain. Une liste des priorités est ensuite soumise aux autorités chargées de la sécurité qui donnent leur aval.  

C’est la première étape pour pouvoir obtenir l’autorisation de sortir via le point de passage de Rafah. L’OMS agit dans un second temps pour organiser le transfert et prévenir les familles. Toutefois, la décision finale revient aux instances présentes sur place.  

Le porte-parole de l’agence onusienne tient à rappeler que le temps presse. Il espère dans les jours à venir un plus grand flux d’évacuations. 

« Trop de gens restent derrière. Ce n’est pas seulement un problème, c’est une catastrophe humaine pour ceux qui doivent attendre », a-t-il ajouté. Parmi les personnes le plus en détresse, certaines ont des « blessures traumatiques graves » résultant de la guerre, d’autres des maladies chroniques, tels qu’un cancer ou du diabète.

Avant le conflit, des centaines de patients quittaient quotidiennement l’enclave par Rafah pour se faire soigner, et « pour de bonnes raisons », a déclaré M. Lindmeier. « Nous devons revenir à cette situation ».

Un enfant arrive à l’hôpital Al-Amal dans son fauteuil roulant pour tenter de recevoir des soins.

La tragédie des patients morts en attente d’évacuation

L’OMS espère une mobilisation massive des pays pour accueillir les 18.500 personnes en attente de partir. Christian Lindmeier rappelle que ces blessés ont besoin d’une assistance médicale qui n’existe pas actuellement à l’intérieur de Gaza.

Par ailleurs, le porte-parole de l’OMS a souligné la tragédie des patients décédés en attendant leur évacuation, « ce qui est horrible quand on sait que l’aide est disponible à quelques kilomètres seulement de la frontière », mais inaccessible « pour des raisons politiques ».

Selon M. Lindmeier, l’un des principaux défis dans le processus complexe d’évacuation médicale consiste à trouver des pays prêts à accueillir les patients.

« Nous avons besoin que de plus en plus de pays se mobilisent et apportent leur aide », a-t-il insisté, soulignant que les évacués sont « les plus vulnérables », souffrant de pathologies pour lesquelles il n’existe aucune aide à Gaza.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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