Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), chaque jour de pénuries amplifie le risque pour une population déjà vulnérable et en grande détresse sanitaire.
En attendant, les humanitaires font état d’une « augmentation généralisée des infestations de rongeurs, en particulier dans les zones de déplacement surpeuplées de Khan Younis, ainsi que dans les endroits où s’accumulent de grandes quantités de décombres à Gaza et dans le nord de Gaza.
« On a signalé de plus en plus de cas de morsures de rats dans de nombreux établissements de santé au cours des derniers mois », note le rapport.
Le temps froid et pluvieux, la surpopulation sévère, la détérioration des abris et les mauvaises conditions d’eau et d’assainissement ont créé un environnement à forte transmission de maladies dans toute la bande de Gaza.
Pénurie de shampoings anti-poux
En plus du manque de produits chimiques pour lutter contre les rongeurs, d’autres défis majeurs viennent aggraver la situation sanitaire dans l’enclave palestinienne.
La pénurie du carburant et d’autres pièces essentielles pour le bon fonctionnement des générateurs, risquent de réduire à court terme les opérations de gestion des déchets et des eaux usées.
Une défaillance qui pourrait amplifier les risques sanitaires pour la population, avertit l’UNRWA dans son dernier rapport humanitaire. Face à cette pénurie, les conséquences se font rapidement sentir sur le terrain, notamment en ce qui concerne la propagation de maladies.
Les équipes de surveillance médicale de l’agence onusienne continuent de signaler « une hausse préoccupante des maladies cutanées d’origine ectoparasitaire, telles que la gale, ainsi que de la varicelle », ce qui aggrave les inquiétudes en matière de santé publique. « Les cas recensés ont triplé entre janvier et mars, des foyers ayant été identifiés dans la région de Mawasi-Khan Younis ».
Selon les humanitaires, la capacité à maîtriser le problème est également limitée par une autre grave pénurie, celle « des shampoings anti-poux, de traitements anti scabieux et de lotion à la calamine ».
Or sur le terrain, les alertes sanitaires des équipes médicales trouvent un écho direct dans la réalité vécue par les déplacés, confrontés eux aussi à une invasion de nuisibles. Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s’entassent sans assez d’eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d’une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.
67.000 nouveaux déplacés
« Ces maladies continuent d’être signalées dans tous les sites d’accueil, en raison de la surpopulation grave, de la perturbation des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène et des mauvaises conditions environnementales », a détaillé l’UNRWA dans son rapport.
La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d’évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas. Selon les Nations Unies, 1,7 million d’habitants du territoire palestinien sur un total de plus de deux millions vivent toujours dans des camps, dans l’impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien.
Malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, l’UNRWA continue de suivre les mouvements des personnes déplacées et les sites d’accueil. Le dernier rapport de l’ONU estime à 67.000 le nombre de personnes déplacées vivant dans 83 abris d’urgence collectifs gérés par l’agence.
Actuellement, 127 installations de l’UNRWA sont situées dans la zone militarisée israélienne derrière la « ligne jaune » et dans des zones dont l’accès est soumis à l’autorisation ou à la coordination des autorités israéliennes.
Des enfants remplissent des récipients d’eau potable dans le quartier d’Al-Shaboura à Rafah, au sud de Gaza.
Eau livrée par camion-citerne
Ces derniers développements sanitaires interviennent alors que les besoins en eau de la population sont loin d’être satisfaits. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), environ 60 % des familles n’ont pas accès à suffisamment d’eau potable.
Près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza ont été détruites ou endommagées, ce qui limite considérablement l’accès à l’eau potable pour la population et accroît les risques de maladies dans un contexte de surpeuplement et de détérioration des conditions de vie.
Selon l’ONU, environ 80 % de la population de Gaza dépend actuellement de l’approvisionnement en eau par camion-citerne pour son eau potable.
« Les acteurs humanitaires avertissent que de telles dispositions sont coûteuses et non viables. Elles reposent fortement sur des quantités accrues de carburant, de mazout, de générateurs, de pièces de rechange et de camions, ainsi que sur un réseau de canalisations dévasté et totalement inadéquat », conclut le rapport d’OCHA, relevant que « l’ONU est en contact avec les autorités afin que les produits essentiels puissent entrer à Gaza ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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