Cette alerte intervient deux jours après la réouverture partielle du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, qui a permis le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Gaza dans les deux sens.

La réouverture de ce point de passage, fermé par l’armée israélienne en mai 2024, était attendu de longue date par les Palestiniens de Gaza et les agences humanitaires. Elle intervient alors que la situation humanitaire demeure dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens vivant dans l’enclave.

L’Organisation mondiale de la santé supervise le transport de patients vers le point de passage frontalier de Rafah, au premier jour de sa réouverture.

Evacuations médicales limitées

Mais cette timide reprise des passages ne répond qu’à une infime partie de l’urgence humanitaire sur le territoire. « Les évacuations médicales limitées via Rafah constituent un point de départ, mais les besoins à Gaza restent considérables », a déclaré sur le réseau social X, Sam Rose, Directeur des affaires de l’UNRWA à Gaza.

Au-delà de ces évacuations ponctuelles, la réalité quotidienne sur le territoire demeure marquée par de lourdes entraves structurelles. Selon l’agence onusienne, l’accès est strictement limité. « Les services de santé sont dévastés et les retards continuent de mettre des vies en danger ». 

Dans ce contexte de pénurie, les acteurs humanitaires tentent de maintenir une présence sur le terrain, en intervenant « dans la mesure du possible malgré de graves contraintes ».

377 patients évacués depuis le cessez-le-feu

Un constat que viennent étayer les données communiquées mardi. En effet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que cinq patients et sept accompagnateurs avaient été transférés hors de Gaza lundi pour y recevoir des soins médicaux, ajoutant que cela ne représentait qu’une goutte d’eau dans l’océan des 18.500 Gazaouis nécessitant une évacuation médicale.

« C’est le début d’un processus », avait affirmé son porte-parole, Christian Lindmeier, relevant que leur rôle consistait principalement à assurer le transfert en toute sécurité des patients de Gaza vers le point de passage de Rafah. « Nous espérons que cela va s’intensifier et se transformer en un processus permettant à un plus grand nombre de personnes nécessitant une évacuation médicale de pouvoir effectivement partir ».

Depuis le cessez-le-feu à Gaza, l’OMS indique avoir facilité l’évacuation médicale de 377 patients, dont 310 enfants.

Un système de santé à reconstruire d’urgence

Ces évacuations soulignent l’urgence de restaurer un système de santé exsangue. Car après deux ans de conflit, l’OMS estime que le système de santé de Gaza a besoin d’être « réhabilité et reconstruit de toute urgence afin de réduire la dépendance vis-à-vis des évacuations médicales ». 

Pour y arriver, il s’agit de renforcer rapidement les services de santé à l’intérieur de Gaza, notamment en augmentant les fournitures médicales, en réhabilitant les installations endommagées et en développant les services essentiels afin de mettre en place un système de santé résilient et durable.

« Afin d’accélérer l’accès aux soins vitaux, l’OMS continue d’appeler à la réouverture immédiate de la voie d’acheminement médical vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est », a ainsi détaillé sur X, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Un repas chaud est préparé dans une cuisine soutenue par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Khan Younis, dans le sud de Gaza.

180 cuisines mobilisées pour 1,7 million de repas par jour

Alors que l’OMS plaide pour un accès facilité aux soins, les agences humanitaires des Nations Unies poursuivent leur action sur le terrain. Selon un décompte effectué en fin janvier par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), environ 25 partenaires produisent et distribuent 1,7 million de repas par jour dans plus de 180 cuisines, soit plus d’un demi-million de repas dans le nord et 1,2 million dans le sud de l’enclave.

L’ONU et ses partenaires indiquent également qu’au cours du mois de janvier, afin de soutenir la production alimentaire locale, ils ont acheminé environ 650 tonnes d’aliments pour animaux, dont la distribution se poursuit à l’intention des éleveurs de bétail et des propriétaires d’ânes qui assurent des services essentiels. 

En ce qui concerne l’aide d’urgence en matière de logement, les partenaires humanitaires indiquent qu’au cours du mois de janvier, plus de 83.500 familles ont reçu une aide, notamment des tentes, des matelas, des ustensiles de cuisine et des vêtements chauds.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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