Les affrontements entre les Forces de défense nationale éthiopiennes (FDNE) et les Forces de sécurité régionales du Tigré (FST) se sont intensifiés le 26 janvier, en particulier dans les zones de Tselemti et Laelay Tselemti, au nord-ouest de la région, près de la frontière avec l’Amhara. Les FST se sont retirées de la zone de Tselemti le 1er février.

« La situation reste très instable et nous craignons qu’elle ne se détériore davantage, aggravant la situation humanitaire et des droits humains déjà précaire dans la région », a déclaré, dans un communiqué, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.

© UNOCHA/Nitsebiho Asrat

Un employé de l’ONU s’entretient avec la mère d’un enfant malnutri dans un site pour personnes déplacées à Mekelle, dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie.

Drones, artillerie et arrestations

Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), des drones, de l’artillerie et d’autres armes puissantes ont été utilisés par les deux camps. Plusieurs arrestations et détentions par l’armée éthiopienne et des forces tigréennes ont été signalées pendant les affrontements et par la suite.

Dans le sud et le sud-est de la région du Tigré, près de la frontière avec l’Afar, les affrontements entre les FST et les « Forces de paix du Tigré », une faction rivale, se poursuivent sans relâche. 

Tandis que les combats s’intensifient, les civils restent piégés entre les camps, pris pour cible ou arrêtés en raison de leur supposée affiliation à l’une ou l’autre faction. « Les civils sont une fois de plus pris au piège entre des tensions croissantes. Cela doit cesser », a affirmé M. Türk. 

Cette situation dramatique s’inscrit dans la continuité d’un conflit plus vaste. Plus d’un million de civils restent déplacés à l’intérieur du pays à la suite du conflit du Tigré de 2020-2022, qui a fait de nombreux morts et déraciné plus de deux millions de personnes. « Le nombre exact de victimes reste incertain, les estimations variant considérablement selon les sources », a souligné le HCDH.

Tensions entre l’Ethiopie et l’Erythrée

Le chef des droits de l’homme de l’ONU exhorte donc les deux parties à prendre du recul et s’efforcer de résoudre leurs différends par des moyens politiques. Pour l’ONU, un « dialogue politique » et des « mesures de confiance » sont nécessaires de toute urgence, et non un nouveau recours à la violence armée. 

« Toutes les parties doivent déployer des efforts concertés et soutenus, avec l’aide de la communauté internationale, pour désamorcer les tensions avant qu’il ne soit trop tard », a insisté M. Türk, relevant que les abus graves présumés doivent faire l’objet d’enquêtes rapides et indépendantes.

Par ailleurs, le Haut-Commissaire s’est également dit préoccupé par les tensions récentes entre l’Éthiopie et l’Érythrée voisine, avertissant qu’elles risquaient d’exacerber les défis humanitaires et en matière de droits humains déjà graves dans les deux pays et dans toute la Corne de l’Afrique.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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