L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Corne de l’Afrique, Guang Cong, multiplie les contacts avec les acteurs nationaux et régionaux, en coordination avec l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), afin de favoriser le dialogue, a précisé le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.

Sur le terrain, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) fait état de conditions de sécurité de plus en plus difficiles dans le nord du pays. Les télécommunications sont perturbées, les vols à destination et en provenance de la région du Tigré et de certaines localités de la région de l’Amhara ont été suspendus et certaines routes sont bloquées.

Ces restrictions limitent fortement les déplacements des travailleurs humanitaires et l’acheminement des secours, alors que les besoins augmentent.

Une aide déjà sous pression

Les opérations humanitaires sont également confrontées à un manque de financements. Plusieurs partenaires ont réduit ou suspendu leurs activités, laissant moins d’organisations sur le terrain au moment où les besoins s’accroissent.

Les acteurs humanitaires continuent néanmoins de surveiller la situation, de renforcer leurs mesures de préparation et d’évaluer rapidement les besoins signalés, notamment ceux liés aux déplacements de population.

L’ONU appelle toutes les parties à garantir un accès sûr et sans entrave aux travailleurs humanitaires et aux biens de secours.

« Éviter un conflit plus dévastateur »

Dans une déclaration publiée la semaine dernière, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres s’était dit « gravement préoccupé » par la détérioration rapide de la situation dans le nord de l’Éthiopie, notamment après la prise et l’occupation des trois aéroports de Mekelle, Axoum et Shire, ainsi que par l’intensification des combats au Tigré et dans les zones voisines.

Il avait appelé toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à protéger les civils et à éviter toute action susceptible d’entraîner « un conflit plus large et plus dévastateur ».

Le chef de l’ONU avait également réaffirmé son soutien aux efforts de l’Union africaine, notamment à l’engagement de l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo, pour réduire les tensions et permettre la reprise de négociations de bonne foi dans le cadre de l’Accord de Pretoria.

Des civils pris pour cible

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est également alarmé vendredi de l’impact croissant des combats sur les civils.

Selon son Bureau, des frappes aériennes menées par les forces de défense nationale éthiopiennes, dont certaines avec des drones, auraient touché cinq écoles au Tigré le 22 septembre, faisant des morts et des blessés. Une frappe au mortier à Kobo, dans la région d’Amhara, aurait également fait des victimes civiles le lendemain.

M. Türk a appelé toutes les parties à désamorcer immédiatement les tensions et à éviter un retour à une guerre généralisée. Il s’est également inquiété des recrutements forcés de civils, y compris d’enfants, au Tigré, ainsi que de signalements de meurtres, tortures, détentions arbitraires et déplacements forcés.

Il a enfin appelé les États disposant d’une influence sur les parties au conflit à agir de manière concertée pour obtenir une cessation des hostilités.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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