Le document souligne que les autorités ougandaises ont eu recours à une série de lois adoptées ou amendées depuis les dernières élections de 2021, renforçant la répression et l’impunité, en particulier à l’encontre de l’opposition politique. Ces mesures ont restreint les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique à l’approche du scrutin.
Appel au respect du droit de participation
« Les autorités ougandaises doivent veiller à ce que tous les citoyens puissent participer pleinement et en toute sécurité aux élections, comme le prévoit le droit international », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, appelant également à ce qu’« aucune force inutile ou disproportionnée, y compris la force létale, ne soit utilisée pour disperser des manifestations pacifiques ».
Selon le droit international des droits de l’homme, l’usage des armes à feu ne peut intervenir qu’en dernier recours, afin de prévenir une menace imminente de mort ou de blessure grave.
Les voix dissidentes réduites au silence
Le rapport détaille l’utilisation de plusieurs textes législatifs – dont la loi de 2022 modifiant la législation sur l’usage abusif de l’informatique, la loi de 2024 sur les organisations non gouvernementales et la loi de 2025 modifiant le cadre juridique des forces armées – pour museler les opinions critiques.
Ces lois auraient servi à arrêter et détenir des dirigeants et militants de l’opposition, à perquisitionner les locaux de partis politiques, à confisquer des biens, mais aussi à suspendre des stations de radio, arrêter des blogueurs et renforcer le contrôle exercé sur les ONG.
Restrictions ciblant l’opposition
Le rapport fait état de « restrictions indues » imposées aux partis d’opposition, en particulier à la Plateforme de l’unité nationale, par divers moyens : barrages routiers, raids, blocage de l’accès aux sièges des partis, assignations à résidence forcées et dispersion de rassemblements politiques.
Figure majeure de l’opposition, Kizza Besigye demeure en détention depuis son enlèvement au Kenya voisin en novembre 2024, sur la base d’accusations de trahison jugées douteuses. Lui et son associé Obeid Lutale se sont vu refuser à plusieurs reprises une libération sous caution, sans motifs clairement établis.
L’arrestation récente de la défenseure des droits humains Sarah Bireete, ainsi qu’une directive gouvernementale interdisant la diffusion en direct des « émeutes » et des « rassemblements illégaux », sont citées comme de nouveaux motifs d’inquiétude.
Usage excessif de la force
Selon l’ONU, les forces de sécurité – police, armée et unités antiterroristes – ont eu recours à des armes à feu et à des munitions réelles pour disperser des rassemblements pacifiques, et procédé à des arrestations arbitraires et à des détentions provisoires prolongées, visant principalement l’opposition.
Le rapport évoque également l’utilisation de véhicules banalisés, surnommés « drones », pour enlever des membres et des sympathisants de l’opposition, détenus ensuite au secret dans des lieux non officiels, appelés « maisons sûres ».
Le Haut-Commissaire a enfin appelé à ce que les responsables de violations des droits humains liées aux élections – y compris celles restées sans suite depuis le scrutin de 2021 – soient traduits en justice à l’issue d’enquêtes « effectives, approfondies et impartiales », dans le cadre de procédures équitables.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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