Un deuxième cas avait été confirmé deux jours auparavant, le 14 octobre. Ces deux cas concernent un homme de 39 ans et une femme de 65 ans, tous deux membres de la famille du premier patient, un Kényan décédé dans la nuit du 5 octobre après avoir voyagé depuis la République démocratique du Congo (RDC). Il s’agissait du premier cas d’Ebola jamais enregistré au Kenya.
« C’est la réponse sanitaire qui fonctionne comme prévu », a déclaré le directeur général de la santé au ministère kényan de la Santé, le Dr Patrick Amoth, cité dans un communiqué de presse de la branche régionale de l’OMS en Afrique.
Dès la confirmation du premier cas, les équipes sanitaires ont identifié 130 personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le malade, parmi lesquelles des membres de sa famille, des amis, des soignants et des passagers du même vol.
Au 16 octobre, 127 de ces contacts étaient placés en quarantaine et faisaient l’objet d’un suivi quotidien de leur température et de leurs symptômes pendant 21 jours, soit la durée maximale connue entre l’exposition au virus et l’apparition de la maladie.
« Le fait d’être en quarantaine protège davantage la famille et la population contre une exposition au virus, réduisant ainsi les risques de transmission communautaire », a expliqué la représentante de l’OMS au Kenya, le Dr Neema Rusibamayila Kimambo.
Le ministère de la Santé a indiqué qu’aucun élément ne permettait, à ce stade, de conclure à une transmission communautaire. D’autres cas pourraient toutefois être détectés parmi les contacts encore en observation.
Une détection précoce
Dr Neema Rusibamayila Kimambo, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Kenya.
Les deux patients ont été isolés dès l’apparition des premiers symptômes. Les personnes infectées ne transmettent pas le virus avant de présenter des symptômes, ce qui réduit le risque de contagion lorsque les cas sont rapidement identifiés et pris en charge.
Les deux malades reçoivent des soins de soutien dans des unités de traitement dédiées, notamment pour prévenir la déshydratation et soulager les symptômes. Le ministère a indiqué que le deuxième patient était dans un état stable et répondait bien aux soins.
Il n’existe pas encore de vaccin homologué ni de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, même si des essais sont en cours en République démocratique du Congo.
La maladie peut débuter par des symptômes proches de ceux du paludisme ou d’autres infections courantes : fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête et mal de gorge. Elle peut ensuite provoquer des vomissements, des diarrhées et des atteintes des reins ou du foie.
Ebola ne se transmet pas par voie aérienne. Le virus se propage par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ou avec des objets contaminés.
Près de 5 000 soignants formés
Le Kenya avait commencé à se préparer à l’éventualité d’un cas d’Ebola en mai 2026, après la déclaration de l’épidémie en RDC. Depuis, près de 5 000 professionnels de santé ont été formés, avec l’appui de l’OMS, à reconnaître la maladie et à prendre en charge les patients en toute sécurité.
L’agence onusienne soutient les autorités dans la surveillance, le traçage des contacts, les analyses en laboratoire, la prise en charge des malades, la prévention des infections et la sensibilisation des communautés. Elle a également fourni environ 70 000 dollars de matériel, notamment des équipements de protection, des kits de dépistage et des thermomètres infrarouges.
L’OMS déconseille toute fermeture des frontières ou restriction des échanges commerciaux. Le Kenya reste ouvert, sans restriction sur les déplacements, le commerce ou les rassemblements publics.
Alors que les contacts identifiés poursuivent leur période de surveillance, le traçage et la quarantaine demeurent les principaux moyens d’empêcher le virus de se propager au-delà des personnes déjà liées aux cas confirmés.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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