Selon le Bureau de l’ONU pour les services d’appui aux projets (UNOPS), les graves perturbations des chaînes d’approvisionnement et des voies maritimes ont des répercussions sur la disponibilité et les prix des produits de première nécessité, aggravant ainsi la précarité et la vulnérabilité.
« L’escalade au Moyen-Orient continue d’avoir des conséquences dévastatrices sur les civils et leurs moyens de subsistance, avec des répercussions à l’échelle mondiale », a déclaré dans un communiqué, Jorge Moreira da Silva, Directeur général de l’UNOPS.
Ces conséquences touchent directement la vie quotidienne des populations et compliquent la livraison de l’aide humanitaire.
« Les perturbations et les fermetures de l’espace aérien, des transports, des voies maritimes et des principaux points de passage humanitaires à travers le Moyen-Orient ont des répercussions sur les opérations humanitaires ».
Le blocage d’Ormuz fait craindre une hausse des prix
Cette situation ne se limite pas aux routes et aux transports : elle affecte également des points stratégiques vitaux pour le commerce mondial.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale d’hydrocarbures, est bloqué de facto en raison de la guerre au Moyen-Orient, lancée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. C’est par ce canal que passe également le transport de grands volumes de gaz naturel liquéfié et d’engrais.
Or selon l’agence onusienne, les attaques contre les navires commerciaux, les navires bloqués et les marins menacent l’acheminement des produits de première nécessité, risquent d’entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires.
Les populations vulnérables du Moyen-Orient et au-delà risquent d’en faire les frais. « Après des décennies de troubles, de guerres répétées, de stagnation économique, de sanctions et de crises socio-économiques, les populations de la région méritent et ont besoin de paix, de stabilité et de développement durable », a insisté M. Moreira da Silva.
Cet avertissement intervient alors que les projections de l’insécurité alimentaire ne sont guère rassurantes. Selon l’ONU, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde devrait augmenter de plusieurs dizaines de millions.
Une femme ouvre un carton d’aide alimentaire dans son refuge à Gaza.
Les populations les plus vulnérables en danger
Une guerre qui s’étendrait dans le Golfe pourrait également menacer les flux de transferts de fonds, principalement vers l’Asie du Sud.
Les tensions dans la région ont ainsi des répercussions à la fois économiques et humanitaires.
A Gaza par exemple, les restrictions d’accès limitent l’entrée des fournitures vitales et entravent les opérations humanitaires.
Les pays en développement d’Asie et du continent africain risquent d’être les plus durement touchés.
Comme pour aggraver les choses, le conflit au Moyen-Orient a des répercussions sur les marchés des engrais.
« Ce qui menace la sécurité alimentaire dans les pays où la famine ou l’insécurité alimentaire sont les plus graves, notamment au Soudan, au Soudan du Sud, en Afghanistan, au Yémen et en Somalie », a insisté le chef de l’UNOPS, soulignant que « la seule façon de mettre fin à ce chaos et aux souffrances des populations passe par une solution diplomatique et pacifique ».
L’AIEA fait le point sur la centrale iranienne de Bushehr
Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient de rendre compte d’entretiens entre son Directeur général, Rafael Grossi, et le directeur de Rosatom, l’entreprise nucléaire publique russe dont la technologie est utilisée dans la centrale nucléaire de Bouchehr, située sur la côte iranienne du golfe Persique.
Une frappe survenue mercredi 18 mars à environ 350 mètres de la centrale de Bushehr a « touché et détruit » une structure, mais n’a causé aucun dommage au réacteur ni blessé aucun membre du personnel, avait affirmé M. Grossi à ce moment-là.
Plus d’une semaine après, l’AIEA a rappelé que conformément aux « sept piliers indispensables de la sécurité nucléaire, « aucune action militaire ne devait mettre en danger l’intégrité physique et la sécurité des centrales nucléaires et de leur personnel d’exploitation ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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