Au Kenya, l’agriculture emploie jusqu’à 75 % de la population. Mais les moyens de subsistance des agriculteurs sont menacés par l’évolution du climat et la perte de terres productives — un phénomène qui touche l’ensemble du continent africain.
Alors que les sécheresses et les épisodes météorologiques extrêmes gagnent en fréquence et en intensité dans ce pays d’Afrique de l’Est, Maryanne Gichanga estime que l’innovation est essentielle pour renforcer la résilience des communautés agricoles kényanes.
Les agriculteurs du Kenya utilisent de nouveaux outils de données pour améliorer leur productivité.
À la veille de la Journée internationale de l’énergie propre, célébrée chaque année le 26 janvier, elle explique à l’ONU comment, dans un « secteur dominé par les hommes », elle a pu fournir aux agriculteurs des informations sur la santé des sols et des cultures, ainsi que sur les régimes météorologiques, grâce à des capteurs solaires et à des données satellitaires alimentées par l’intelligence artificielle.
Des agriculteurs au service des agriculteurs
« J’ai grandi dans un environnement agricole. Mes parents sont agriculteurs. J’ai vu de nombreuses récoltes, mais lorsque le changement climatique a commencé, nous ne comprenions pas ce qui se passait. Comme notre source de revenus était l’agriculture, une mauvaise récolte affectait directement notre qualité de vie et signifiait que nous ne pouvions pas aller à l’école.
J’ai toujours voulu proposer des solutions à mes parents et aux autres familles d’agriculteurs. C’est ce qui m’a inspirée à créer mon entreprise et à rassembler des personnes partageant les mêmes idées pour concevoir cette solution en soutien aux petits exploitants.
Greenovations Africa, une initiative soutenue par l’ONU qui appuie des entrepreneures comme moi, a été une étape très importante du processus : ils ont cru en des entreprises de petite taille et leur ont offert des formations ainsi qu’un capital de démarrage pour les aider à se développer. »
« Abandonner n’est pas une option »
« En Afrique, les communautés sont très patriarcales. Entrer dans ce secteur dominé par les hommes est donc un défi. C’est difficile, avec ses propres obstacles : les gens préfèrent souvent travailler avec un homme. Ils pensent que les hommes comprennent mieux votre travail que vous-même. Dans de nombreux endroits, le leadership féminin n’est pas reconnu ; même le fait que des femmes proposent des solutions n’est pas quelque chose qu’on accepte facilement.
Ce qui m’a vraiment aidée, c’est la persévérance, ainsi que les formations et les démonstrations pour montrer ce que nous faisons et prouver que nous savons ce que nous faisons. On ne peut pas abandonner. Il faut collaborer avec les personnes que l’on rencontre et, avec le temps, cela finit par fonctionner.
Il est aussi essentiel de garder en tête la raison pour laquelle on a commencé : savoir que mes parents ne luttent plus, et penser aux millions d’enfants dont les parents sont agriculteurs, et à l’avenir de ces enfants qui serait compromis si leurs parents n’avaient pas des revenus stables.
Parfois, on regarde le chemin parcouru et on se dit : abandonner n’est pas une option. Tant de personnes dépendent de vous. C’est cela qui me permet de rester concentrée. »
La récompense
« Mon plus grand accomplissement, c’est de voir des vies changer directement.
Quand on autonomise les agriculteurs, leur vie change.
Quand on constate une augmentation directe des rendements ou que les gens ne peinent plus à joindre les deux bouts, cela donne envie de travailler encore plus.
Voir un agriculteur qui n’avait même pas l’argent pour acheter des semences reprendre le contrôle des prix auxquels il vend sa récolte, c’est extrêmement encourageant pour moi. »
« Lancez-vous »
« Aux autres femmes et aux filles qui veulent innover dans l’agriculture ou l’action climatique, je dirais simplement : lancez-vous.
Vous apprendrez en chemin, et beaucoup de personnes vous soutiendront financièrement ou vous offriront un appui technique, des conseils et des formations. Il n’y a jamais de « bon » moment pour commencer, et on ne sera jamais assez préparée — il faut juste se lancer… n’ayez pas peur ! »
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).
To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).
Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.






























