Selon l’agence météorologique des Nations Unies, les températures de surface de la mer ont atteint en juillet leur niveau le plus élevé jamais enregistré pour ce mois. Sur les terres, l’Europe occidentale a connu son mois de juin-juillet le plus chaud jamais mesuré, d’après le service européen Copernicus sur le changement climatique.
Et la chaleur ne faiblit pas. Plusieurs pays européens affrontent désormais une nouvelle vague de chaleur, la quatrième de l’été.
« Une sécheresse intense et persistante a des conséquences dévastatrices sur l’agriculture, le niveau des cours d’eau, les transports et l’énergie, tout en augmentant le risque d’incendies », a déclaré lors d’un point de presse à Genève Clare Nullis, porte-parole de l’OMM.
Les chaleurs extrêmes peuvent affecter des secteurs d’infrastructure tels que les transports, lorsque les chaussées, les pistes d’aéroport et les voies ferrées commencent à se déformer.
Réchauffement climatique et hautes pressions
L’OMM explique cette succession d’épisodes extrêmes par la combinaison du réchauffement climatique à long terme et d’une configuration atmosphérique persistante dans l’hémisphère Nord, caractérisée par l’alternance de vastes zones de hautes et de basses pressions.
« Les zones de haute pression sont généralement associées à des températures élevées et à des conditions sèches, tandis que les zones de basse pression sont plus fraîches et plus humides », a expliqué John Kennedy, responsable de l’information climatique à l’OMM.
Cette configuration se traduit déjà par une succession de records et de températures extrêmes sur une grande partie de l’Europe. En Europe centrale et dans les Balkans, l’Autriche, la Hongrie et la Slovaquie ont ainsi battu la semaine dernière plusieurs records de température, tant dans les stations météorologiques que dans les séries historiques.
En France, Météo-France prévoit à partir du milieu de la semaine des températures dépassant souvent 35 °C dans la quasi-totalité du pays. En Suisse, une alerte orange de niveau 3 a été déclenchée en prévision de températures supérieures à 35 °C en fin de semaine. Au Royaume-Uni, le mercure pourrait atteindre 36 °C dans certaines régions du sud de l’Angleterre d’ici jeudi.
El Niño pourrait encore amplifier la chaleur mondiale
Cette nouvelle poussée de chaleur intervient alors que le climat mondial connaît déjà des températures exceptionnellement élevées, une tendance qui pourrait encore s’accentuer sous l’effet du phénomène El Niño.
Selon l’OMM, El Niño est désormais bien installé dans le Pacifique et devrait contribuer à faire grimper les températures mondiales.
« Les températures mondiales les plus élevées ont tendance à être enregistrées après que El Niño a atteint son pic, ce qui se produit généralement entre novembre et janvier », a précisé M. Kennedy.
Plus largement, le manque de précipitations conjugué aux fortes chaleurs favorise la sécheresse, fait baisser le niveau des cours d’eau et accroît le risque d’incendies de forêt.
Des incendies font notamment rage dans l’ouest des États-Unis. Au Canada, 591 incendies étaient actifs mardi, dont 43 considérés comme hors de contrôle, selon le Système canadien d’information sur les feux de forêt.
En Europe occidentale, l’OMM fait état d’une activité exceptionnelle des feux de forêt le mois dernier, tant par les superficies brûlées que par les émissions générées.
En France, les émissions enregistrées depuis le début de l’année sont comparables, voire supérieures, à celles de 2023 et 2022, deux années marquées par des incendies particulièrement importants. Selon les données disponibles, 2026 est en passe de devenir l’une des années les plus extrêmes des 24 dernières années en matière de feux de forêt. En Espagne également, les émissions liées aux incendies sont nettement supérieures à la moyenne pour cette période de l’année.
Un pompier inspecte les vestiges fumants d’un incendie de forêt dans le sud de la France.
Des pluies torrentielles en Afrique et en Asie
Alors que l’Europe et l’Amérique du Nord sont confrontées aux incendies, certaines régions d’Afrique de l’Ouest connaissent de fortes pluies de mousson et des inondations.
L’OMM met également en garde contre des précipitations abondantes, voire très abondantes localement, cette semaine dans plusieurs régions d’Asie. Le nord-est et l’ouest de l’Inde, l’est du Pakistan, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan, le Myanmar et certaines parties de l’Asie du Sud-Est sont notamment exposés à des risques de crues soudaines et de glissements de terrain.
En Chine, les autorités ont procédé à des évacuations massives avant l’arrivée attendue ce week-end du typhon Dolphin, le 13e de la saison. De nombreuses alertes ont été émises face au risque d’inondations dangereuses.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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