Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 620 Palestiniens ont été déplacés dans toute la Cisjordanie depuis le début de l’année. Il s’agit d’une moyenne de 160 personnes déplacées par mois. 

« Ce chiffre est supérieur à toute moyenne mensuelle annuelle enregistrée depuis que l’OCHA a commencé à recenser les déplacements en 2009 et représente le double de la moyenne mensuelle des déplacements dans ce contexte en 2022 (77 personnes) », a détaillé l’OCHA dans son dernier rapport.

© UNICEF/Alaa Badarneh
Les membres d’une famille fuient Jénine en raison de l’escalade de la violence (photo d’archives).

Attaques des colons contre les écoles

Ces dernières données confirment une tendance déjà préoccupante. L’année 2025 a enregistré le deuxième niveau le plus élevé, et depuis 2022, les agences humanitaires observent « une nette tendance à la hausse des déplacements ». « Les personnes déplacées ont vu leurs maisons démolies principalement dans la zone C et à Jérusalem-Est, où le régime israélien d’urbanisme et de zonage impose de sévères restrictions à la construction palestinienne ».

Ces derniers développements interviennent dans un climat d’insécurité. Entre le 21 et le 27 avril, l’OCHA indique avoir recensé au moins 100 raids ainsi que des opérations de perquisition et autres menées par les forces israéliennes. 

Celles-ci ont entraîné « des détentions massives, des évacuations temporaires de logements et des restrictions de circulation, notamment dans les gouvernorats de Jérusalem et de Naplouse ». Par ailleurs, les attaques des colons contre les établissements scolaires accentuent la pression exercée sur les familles rurales pour qu’elles quittent leurs foyers et leurs communautés.

Pénurie d’huile moteur à Gaza

© PAM/Maxime Le Lijour
Des enfants jouent dans une école à Jabalia, à Gaza, qui abrite désormais des personnes déplacées par le conflit.

La situation n’est guère mieux à Gaza où les restrictions à l’entrée de biens essentiels ont un impact cumulatif et de plus en plus grave sur les opérations humanitaires et la prestation de services dans l’enclave palestinienne qui tente de se relever de deux ans de guerre. 

Selon l’OCHA, les restrictions à l’entrée de générateurs, d’huile moteur et de pièces détachées entraînent des pannes généralisées, réduisant les services de santé et d’assainissement, le déblaiement des décombres et la mobilité des équipes humanitaires. « La pénurie prolongée d’huile moteur et de pièces de rechange, auparavant atténuée par la réutilisation, n’est plus gérable et les systèmes critiques tombent désormais en panne ». 

Dans ce climat de pénurie, la capacité opérationnelle se détériore progressivement à mesure que les véhicules et les générateurs tombent en panne de manière irréparable, ce qui compromet la mobilité humanitaire, l’approvisionnement en électricité et la continuité des services.

© WHO
Un patient est soigné à même le sol d’un hôpital dans le sud de Gaza (photo d’archives).

Risquent d’effondrement des services essentiels

« La pénurie a déjà perturbé la distribution de denrées alimentaires, l’approvisionnement en eau par camion-citerne, le fonctionnement des ambulances, l’acheminement de fournitures scolaires et la chaîne du froid médicale », a insisté l’OCHA, rappelant que les pannes de générateurs touchent également les hôpitaux, y compris les unités de soins intensifs.

En raison de la mise hors service des engins de chantier, la capacité de déblaiement a fortement diminué – passant d’environ 25.000 tonnes par jour à environ 5.000 tonnes. Selon un décompte effectué le 21 avril dernier, seules 16 stations de pompage des eaux usées sur 73 étaient opérationnelles, ce qui a entraîné le rejet d’environ 40.000 mètres cubes d’eaux usées par jour dans la mer, les zones résidentielles et les nappes phréatiques.

Face à cette situation, les agences de l’ONU mettent en garde contre les « retards persistants » dans l’autorisation d’entrée du carburant pour les générateurs et des pièces de rechange, qui risquent d’entraîner un effondrement rapide des services essentiels. 

Sans un accès immédiat à l’huile de graissage et aux pièces de rechange, la production d’eau potable et le transport routier risquent de s’arrêter, ce qui augmenterait considérablement le risque de crises sanitaires et d’épidémies. Les quelques puits agricoles et systèmes d’irrigation encore en état de fonctionner risquent de tomber en panne, ce qui pourrait entraver la reprise déjà fragile de la production alimentaire locale.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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