« Cette décision pourrait entraîner la dépossession des Palestiniens de leurs biens et risque d’étendre le contrôle israélien sur les terres de la région. De telles mesures, y compris le maintien de la présence israélienne en territoire palestinien occupé, sont non seulement déstabilisatrices, mais aussi, comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice, illégales », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué de presse.

Le chef de l’ONU « appelle le gouvernement israélien à revenir immédiatement sur ces mesures. Il avertit une nouvelle fois que la situation actuelle sur le terrain compromet les perspectives d’une solution à deux États ».

En vertu des accords de paix d’Oslo conclus dans les années 1990, la Cisjordanie est divisée en zones A, B et C. La zone A couvre les grandes villes palestiniennes, sous contrôle civil et sécuritaire de l’Autorité palestinienne. La zone B comprend la plupart des autres localités palestiniennes, avec une administration civile palestinienne mais un contrôle sécuritaire israélien. La zone C, sous contrôle israélien total, entoure ces deux zones.

Selon les critiques, la décision du gouvernement israélien, prise dimanche 15 février, s’apparente à une saisie massive de terres aux dépens des Palestiniens. Concrètement, lorsqu’Israël lancera la procédure d’enregistrement foncier pour une zone donnée, toute personne ayant des droits sur le terrain devra fournir des documents prouvant sa propriété. Mais la procédure de preuve de propriété peut être draconienne et est rarement transparente, ce qui signifie que tout terrain faisant l’objet d’un enregistrement dans des zones actuellement détenues par des Palestiniens est susceptible de revenir sous le contrôle de l’État israélien.

Autre décision israélienne concernant les zones A et B

Il y a une semaine, le chef de l’ONU s’était dit gravement préoccupé par une précédente décision des autorités israéliennes. Le 8 février, le cabinet de sécurité israélien a approuvé un ensemble de mesures visant à étendre l’autorité civile israélienne dans les zones A et B de la Cisjordanie.

Lundi, le Secrétaire général a réaffirmé que « toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et le régime qui leur est associé, sont dépourvus de toute validité juridique » et « constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ».

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à préserver la seule voie vers une paix durable : une solution négociée à deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et au droit international », a dit son porte-parole.

Obstacles aux opérations humanitaires à Gaza

Une femme étend son linge devant une tente à Gaza.

S’agissant de la situation sur le terrain dans la bande de Gaza, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a alerté lundi sur le fait que les opérations humanitaires continuent de se heurter à d’importants obstacles.

« Les convois en provenance de Jordanie sont limités à un itinéraire qui nécessite de multiples points de déchargement et de rechargement », a précisé le porte-parole du Secrétaire général lors d’un point de presse à New York.

Les convois en provenance d’Égypte, via Kerem Shalom/Karem Abu Salem, connaissent un taux de retour élevé : malgré une amélioration récente, entre le 4 et le 10 février, moins de 60 % des envois en provenance d’Égypte ont pu être déchargés à ce point de passage.

À Gaza, les mouvements humanitaires nécessitant une coordination avec les autorités israéliennes continuent de se heurter à des obstacles. Sur près de 50 mouvements coordonnés entre le 6 et le 11 février, seule la moitié a pu être pleinement acheminée. Cinq ont été refusés d’emblée, et onze, bien qu’approuvés, ont subi d’importants retards et autres difficultés, dont deux n’ont pu être menés qu’à terme.

« Aujourd’hui même, nous avons essuyé deux nouveaux refus. Nos équipes sur le terrain sont en contact avec les autorités afin de clarifier les contraintes et de trouver une solution pour que nos opérations puissent se poursuivre », a dit M. Dujarric.

« Ces derniers jours, nos collègues responsables de la logistique ont soutenu le transport de près de 1 900 palettes de vivres, d’abris, de produits de santé, d’eau et d’articles d’assainissement, depuis les points de passage le long de la barrière périmétrique jusqu’à des destinations à l’intérieur de Gaza », a-t-il ajouté.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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