A l’instar du camp de Busuma, en commune Ruyigi, dans la province de Buhumuza, dans l’est du Burundi, qui accueille un afflux massif de réfugiés congolais provenant de différents centres de transit proches de la frontière burundo-congolaise.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les services de santé à Busuma sont « gravement surchargés » : une seule clinique mobile assure de 1.500 à 2.000 consultations par jour, principalement pour le paludisme et la diarrhée aqueuse aiguë. 

« Les capacités de diagnostic, les lits d’hospitalisation et les possibilités d’orientation vers des structures spécialisées sont limitées », a détaillé l’UNICEF dans son dernier rapport.

Cette alerte du fonds onusien intervient alors qu’une épidémie de choléra est en cours dans cette zone, dont le dernier décompte épidémiologique en date, du 29 décembre 2025, fait état de 26 nouveaux cas de choléra, dont près de la moitié (12 cas) sur le site de Busuma. 

L’UNICEF a ainsi fourni quatre tentes pour les centres de traitement du choléra et 7.500 doses d’antibiotiques. Mais les besoins prioritaires comprennent le renforcement des cliniques mobiles, des fournitures médicales essentielles, des services d’ambulance et de la surveillance des maladies.

Pénurie d’eau potable et des conditions sanitaires déplorables

L’accès aux services en eau et assainissement  – domaine clé de l’UNICEF-  est « extrêmement insuffisant » : environ 1,6 litre par personne et par jour à Busuma, bien en deçà des normes humanitaires.

Plus largement, l’insuffisance des installations sanitaires et la persistance de la défécation en plein air augmentent considérablement le risque de maladies d’origine hydrique, dont le choléra. Les priorités urgentes comprennent l’augmentation de la production et du stockage d’eau, la construction de latrines et la distribution de savon et de kits d’hygiène.

Le Burundi fait face à un afflux massif de réfugiés en provenance du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), avec plus de 90.000 demandeurs d’asile recensés entre le 6 et le 31 décembre 2025. Les arrivées de réfugiés se poursuivent le long du lac Tanganyika, avec une moyenne d’environ 100 nouveaux arrivants par jour.

Outre ces réfugiés, plus de 10.000 Burundais sont également rentrés dans leur pays. Les opérations de relocalisation ont concentré la majorité des réfugiés dans le camp de Busuma, qui accueille désormais un nombre de personnes bien supérieur à ses capacités infrastructurelles. Ce site accueille désormais plus de 67.000 réfugiés, dont la majorité sont des femmes et des enfants.

Des milliers de familles congolaises, fuyant les combats dans l’est de la RDC, traversent la frontière avec le Burundi pour se mettre en sécurité.

Une crise humanitaire qui pourrait être exacerbée par le retour de réfugiés burundais

Selon l’UNICEF, les mauvaises conditions d’hébergement, combinées au froid intense qui sévit sur le site, rendent la situation particulièrement alarmante.

« L’insuffisance des abris, l’accès limité à des vêtements chauds et à l’eau augmentent considérablement les risques d’hypothermie, d’infections respiratoires, de malnutrition et de problèmes de protection, en particulier pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées ».

Les risques nutritionnels restent également critiques pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes, en raison de l’insécurité alimentaire et de la couverture limitée des services.  L’UNICEF pointe les admissions pour malnutrition aiguë sévère en hausse, tandis que l’absence de fournitures pour le traitement de la malnutrition aiguë modérée augmente le risque de détérioration rapide. 

« Les ménages de réfugiés sont extrêmement vulnérables, avec un accès très limité à la nourriture, aux articles de première nécessité et aux moyens de subsistance ». 

Cette situation d’urgence se déroule dans un contexte humanitaire déjà très tendu, aggravé par la réponse continue à apporter à plus de 36.000 réfugiés arrivés en février 2025, le retour prévu de plus de 100.000 réfugiés burundais de Tanzanie et les effets persistants des récentes inondations sur les communautés d’accueil et les services de base.
 

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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