Les développements qui ont suivi ont rapidement contredit cet espoir.
« Une frappe aérienne tôt ce matin contre un café à Saïda a fait huit morts, et plus d’une douzaine de frappes aériennes ont été signalées avant la mi-journée, avant l’escalade majeure vers 14h15, lorsque les forces israéliennes ont annoncé avoir mené une vague de plus de 100 frappes en dix minutes », a déclaré Imran Riza, lors d’une visioconférence depuis Beyrouth avec la presse au Siège de l’ONU à New York.
L’impact des frappes est « dramatique ». Faute de bilan confirmé, M. Riza a estimé que « des centaines de personnes auraient été tuées ».
« Le son qui domine Beyrouth au cours des trois dernières heures est celui des ambulances qui sillonnent la ville », a-t-il décrit, sur fonds de sirènes, ajoutant que les opérations de secours se poursuivent et que les hôpitaux lancent des appels aux dons de sang.
« Une immense tragédie civile »
Depuis le début de l’escalade le 2 mars, plus de 1.500 personnes ont été tuées au Liban, selon les autorités sanitaires, dont 130 enfants, tandis qu’environ 461 mineurs ont été blessés.
« C’est une immense tragédie civile. Il n’y a absolument aucun doute à ce sujet », a déclaré M. Riza.
Le nombre de déplacés approche désormais 1,2 million de personnes, soit près de 20 % de la population, dépassant les niveaux observés lors des hostilités de 2024. Environ 138.000 personnes sont hébergées dans 678 sites collectifs, principalement des écoles, les enfants représentant près d’un tiers.
La majorité des déplacés — plus de 800.000 personnes — sont toutefois dispersés dans des communautés d’accueil ou des installations informelles, souvent avec un accès limité aux services de base. Les ordres d’évacuation couvrent désormais 15,5 % du territoire libanais, où vivait plus d’un quart de la population avant l’escalade.
Accès humanitaire entravé
L’accès humanitaire dans le sud du Liban est « confronté à des contraintes sévères qui s’aggravent ». Au moins 106.000 personnes au sud du fleuve Litani sont de plus en plus isolées, limitant leur accès aux services essentiels et à l’aide.
Dans la Bekaa occidentale, des frappes aériennes ont coupé plusieurs routes entre villages, restreignant la connectivité vers les zones situées au sud du Litani.
« Il n’existe pas de solution militaire »
Face à un « lourd, très lourd impact sur les civils », le principal responsable humanitaire de l’ONU au Liban a insisté sur l’urgence d’une désescalade.
« Nous savons tous qu’il n’existe pas de solution militaire dans une situation comme celle-ci. Une désescalade et un dialogue sont urgemment nécessaires pour éviter de nouvelles souffrances », a affirmé M. Riza.
Selon le responsable humanitaire de l’ONU dans le pays, face à une crise qui s’aggrave, trois priorités s’imposent : faire taire les armes, protéger les civils et mobiliser d’urgence les moyens nécessaires pour répondre à des besoins en forte hausse.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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