Ces mesures unilatérales israéliennes transforment progressivement le paysage, s’est inquiété le Coordonnateur spécial adjoint des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, dans un exposé devant les quinze Etats membres du Conseil.
Il s’est dit profondément préoccupé par les décisions du gouvernement israélien visant à renforcer le contrôle administratif et territorial d’Israël sur la Cisjordanie.
Le 8 février, a-t-il notamment indiqué, le cabinet israélien a approuvé une série de mesures qui prévoient le transfert aux autorités israéliennes de certaines compétences municipales d’Hébron, telles que la délivrance des permis de construire concernant la mosquée d’Ibrahim (tombeau des Patriarches).
Ces mesures supprimeraient également les obstacles réglementaires à l’acquisition de terres et à la construction par des Israéliens, porteraient une nouvelle atteinte à l’Autorité palestinienne et risqueraient de déstabiliser davantage la situation sur le terrain, tout en érodant gravement les perspectives d’une solution négociée à deux États, a-t-il mis en garde.
Ramiz Alakbarov (à l’écran), Coordinateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, informe les membres du Conseil de sécurité sur la situation en Cisjordanie et à Gaza.
Plan de paix pour Gaza
Le Conseil de sécurité a également été informé de l’application de la résolution 2803 qu’il a adoptée l’an dernier et par laquelle il a fait sien le plan de paix du Président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza.
Le Haut-Représentant pour Gaza au sein du Conseil de la paix (Board of Peace), Nickolay Mladenov, a déclaré devant les membres du Conseil de sécurité que la phase 1 de ce plan de paix est « en grande partie achevée ». Il a remercié les garants (Égypte, États-Unis, Qatar et Türkiye) pour leurs efforts à cette fin.
Le Conseil de la paix est une organisation internationale créée en janvier à la suite d’une proposition du Président Trump. S’inscrivant initialement dans le cadre du plan de paix américain pour Gaza, il avait reçu l’aval du Conseil de sécurité. Mais la mission de ce Conseil de la paix, dont la réunion inaugurale s’est déroulée en février à Washington, a été ensuite élargie à d’autres conflits dans le monde, suscitant des critiques.
Le Haut-Représentant pour Gaza au sein du Conseil de la paix, Nickolay Mladenov, devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
Désarmement des groupes armés
Dans son exposé, Nickolay Mladenov a aussi fait état de l’élaboration, en collaboration avec les États garants, d’un cadre global pour le désarmement des groupes armés à Gaza. Il a rappelé que le plan de paix exige le désarmement complet de la bande de Gaza et le placement des armes sous le contrôle de l’autorité palestinienne de transition.
À cet égard, il a demandé au Conseil de sécurité de réaffirmer que le désarmement à Gaza est « la seule voie à suivre permettant la reconstruction et le retrait militaire israélien, ainsi que la poursuite des droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État, par le biais de négociations substantielles ».
Il a aussi demandé aux membres du Conseil d’user de tous les moyens à leur disposition pour exhorter le Hamas et toutes les factions palestiniennes à accepter ce cadre sans délai.
La concrétisation de ce cadre représenterait, selon lui, une rupture décisive avec les cycles de violence qui se sont succédé à Gaza depuis des décennies. « Il créerait les conditions d’une structure de sécurité palestinienne unifiée et responsable, rétablirait une autorité de transition unique et permettrait la réunification de Gaza et de la Cisjordanie sous l’égide d’une autorité palestinienne réformée ».
Pour que la phase 2 puisse advenir, M. Mladenov a exigé que le point de passage de Rafah reste ouvert, que le volume d’aide atteigne les niveaux convenus dans le cadre du cessez-le-feu, que des solutions de logement temporaires soient mises en place, et que toutes les parties fassent preuve de la plus grande retenue et honorent les engagements qu’elles ont pris.
« Si ce processus échoue, si le statu quo actuel est autorisé à devenir permanent, les conséquences seront dévastatrices », a-t-il estimé.
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Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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