Joseph fait partie d’un nombre croissant d’enfants qui rejoignent des gangs en Haïti, pays des Caraïbes confronté à des crises sécuritaire, humanitaire et institutionnelle qui se superposent.
Quelque 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer en raison des violences des gangs, et des milliers d’autres ont perdu la vie.
Un nouveau rapport publié par l’ONU en Haïti souligne la nécessité de renforcer la protection des enfants dans les communautés affectées par les gangs.
Voici le témoignage de Joseph sur la vie au sein d’un gang :
Un jeune garçon d’Haïti réfléchit sur l’impact de la violence des gangs au moment du lancement du programme PREJEUNES pour prévenir le recrutement d’enfants.
« J’ai grandi dans un quartier pauvre où les gangs contrôlaient tout. Je voyais des hommes armés dans les rues en permanence. Certains étaient bien sapés, avaient de belles voitures et étaient entourés de femmes. C’étaient eux qui faisaient la loi dans notre quartier.
Pour nous, les enfants, c’était normal. Nous n’avions pas beaucoup d’occasions de faire du sport ou de nous divertir, et il n’y avait vraiment aucun espoir pour l’avenir.
Un jour, vers la fin du mois d’août 2024, je traînais avec un ami et il m’a dit qu’il faisait partie d’un gang. Il m’a parlé de toutes les choses positives que le gang lui apportait, comme l’argent et le sentiment d’être important. Il m’a dit que je devrais les rejoindre moi aussi. J’ai hésité parce que je savais que c’était dangereux, mais j’ai décidé d’essayer.
L’ONU signale une « augmentation alarmante » du recrutement d’enfants par les gangs en Haïti.
Attaquer la police
Peu après avoir rejoint le gang, un membre m’a donné une radio et m’a demandé de surveiller la police et d’informer le gang de leurs déplacements. Puis le chef du gang m’a remis une arme à feu.
On disait qu’une grosse opération de police se préparait et on m’a dit que je devrais combattre la police. J’avais peur, parce que je ne voulais pas être tué. J’ai dit au chef du gang que je voulais rentrer chez moi. Il s’est mis en colère. Il m’a frappé avec son arme, encore et encore, jusqu’à me casser la main. Il m’a dit que si je partais, il me tuerait.
Même si j’avais très peur de me retrouver face à la police, j’ai réussi à m’échapper peu après. Quelqu’un dans ma communauté m’a parlé d’une organisation qui pouvait m’aider à recevoir des soins médicaux et un accompagnement. Je les ai contactés en septembre 2024.
Depuis, ils m’aident grâce à un suivi psychologique et un soutien pour m’aider à surmonter tout ce que j’ai vécu ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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