Pour le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ce premier niveau de financement constitue un signal encourageant. « Cela représente donc plus d’un tiers de ce que nous espérons obtenir cette année pour ce plan, et ce dès le premier trimestre », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher.
Dans le détail, le Bureau souligne la nature de certains financements déjà annoncés par les donateurs, dont 810 millions de dollars sans restriction, « la référence en matière de financement humanitaire ».
Un milliard par jour pour la guerre
Mais malgré ces contributions, l’écart entre les besoins et les fonds disponibles reste tout de même non négligeable. Pour les agences humanitaires, il leur faut encore plus de 14 milliards de dollars pour mettre en œuvre ce plan.
Même un seul milliard de dollars nous permettrait de sauver des millions de vies
Un déficit financier d’autant plus préoccupant dans un contexte international marqué par de nouvelles dépenses liées aux conflits. « Et cela à un moment où le conflit au Moyen-Orient coûte 1 milliard de dollars par jour », a d’ailleurs rappelé M. Fletcher.
Une comparaison qui, pour l’ONU, illustre brutalement le déséquilibre entre les dépenses liées à la guerre et les besoins humanitaires. Tom Fletcher a ainsi appelé à mesurer l’ampleur de ce contraste, disant ressentir une forme de honte face au fait que 1 milliard de dollars soit dépensé chaque jour pour la guerre au Moyen-Orient. « Même un seul milliard de dollars nous permettrait de sauver des millions de vies », a-t-il insisté.
Un constat qui amène aussi l’ONU à rappeler les limites du financement public. Il a ainsi rappelé que les gouvernements ne peuvent à eux seuls supporter tout le poids financier de la réponse à cette crise humanitaire mondiale.
Pour des exceptions humanitaires
Dans cette perspective, l’organisation met en avant les premiers soutiens déjà venus d’autres acteurs, en se tournant vers la société civile, les entreprises et le grand public.
« A ce jour, nous avons déjà récolté 60 millions de dollars auprès de fondations, d’entreprises et de donateurs individuels », a-t-il détaillé, soulignant le lancement d’une campagne publique mondiale pour combler le déficit restant.
Ces derniers développements interviennent alors que les humanitaires s’attendent aussi à une hausse du coût de la réponse humanitaire. Le responsable de l’aide humanitaire a averti que la crise au Moyen-Orient avait un impact sur les voies d’approvisionnement de l’aide humanitaire.
« Je suis très inquiet au sujet du coût des denrées alimentaires, de l’énergie… et des engrais », a affirmé M. Fletcher, appelant « toutes les parties à essayer de sécuriser ces voies, y compris le détroit d’Ormuz, pour notre trafic humanitaire, et […] à garantir que nous bénéficions d’exemptions humanitaires pour nos fournitures humanitaires ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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