Avant le déclenchement du conflit, 23 stations de radio locales étaient en activité à Gaza. Elles ont toutes été détruites et ont cessé d’émettre, a-t-il indiqué à ONU Info.
« Aujourd’hui, nous sommes la seule station de radio à diffuser en FM depuis l’intérieur de Gaza après cette destruction généralisée », a-t-il expliqué. « Nous espérons que d’autres stations locales reprendront leurs émissions, ce qui permettra une concurrence dans la fourniture de services médiatiques à la population de la bande de Gaza ».
Alors que la Journée mondiale de la radio a été célébrée le 13 février, cette reprise intervient alors que l’infrastructure médiatique de Gaza continue de faire face à d’importants défis, dans un contexte d’appels locaux et internationaux à soutenir le journalisme dans le cadre des efforts de relèvement et de reconstruction du secteur.
Un journaliste travaille dans un bureau endommagé de Radio Zaman à Gaza
Fouiller parmi les ruines
Après une interruption de près de deux ans en raison de la guerre, certaines stations locales de la bande de Gaza recommencent à transmettre. Cette évolution reflète des efforts progressifs pour relancer le paysage médiatique dans ce territoire ravagé, où une grande partie des infrastructures et des institutions civiles ont été détruites lors des attaques israéliennes.
Zaman FM opère dans le quartier de Tel al-Hawa, à Gaza-Ville, où les attaques israéliennes ont déclenché une famine et laissé des montagnes de débris dans les rues.
Les murs fissurés du bâtiment de la station témoignent de l’ampleur des destructions, et la scène à l’intérieur ne ressemble à aucun autre studio radio au monde.
Les employés fouillent les gravats pour maintenir la station en diffusion. Ils travaillent avec des ressources techniques minimales, tandis que derrière eux, des affiches de sensibilisation mettent en garde contre les dangers des bâtiments délabrés.
Un journaliste travaille dans le bureau endommagé de la station Zaman 90.60 FM à Gaza-Ville.
Diffuser des messages d’espoir
La radio locale demeure essentielle à Gaza alors que les crises humanitaires persistent, que les coupures de courant se poursuivent et que l’accès à d’autres médias reste limité. La radio reste ainsi l’un des moyens les plus efficaces pour transmettre des messages clés au public, ainsi que des conseils de santé et des informations sur d’autres services.
Gaza a un besoin urgent de stations de radio locales professionnelles capables de diffuser des messages de sensibilisation et des bulletins d’orientation face à la propagation des maladies, à la dégradation du système éducatif et à l’interruption de nombreux services de base, a déclaré Rami Al-Sharafi, qui est le directeur de la station et l’animateur de l’émission matinale Une heure de temps.
« Nous devons transmettre des informations à la population et l’orienter vers les services qui ont cessé et qui reprennent progressivement », a-t-il dit, « surtout au vu des conditions sanitaires difficiles et de la propagation des épidémies ».
Au milieu de la destruction environnante, M. Al-Sharafi s’assoit derrière son micro couvert de poussière et fait exactement cela.
Chaque matin, il adresse ses salutations aux habitants de Gaza et leur fournit des informations et des mises à jour importantes, apportant un espoir indispensable sur les ondes à travers un paysage dévasté qui commence à peine à se relever.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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