Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ce que ces enfants gazaouis dessinent et écrivent n’est pas symbolique : ce sont des preuves tangibles de leurs espoirs, de leurs besoins en arbres, écoles, hôpitaux et terrains de jeux.
Si depuis deux ans, les reportages sur Gaza ont surtout raconté la souffrance des enfants, la parole de ces derniers est souvent restée inaudible. C’est pour y remédier que l’UNICEF a lancé The Gaza We Want, une initiative permettant aux enfants de 5 à 18 ans d’exprimer leurs souhaits pour la reconstruction et l’avenir de leur territoire.
A travers des sondages mais aussi des activités créatives – dessins de quartiers et de parcs, maquettes réalisées à partir de gravats et de matériaux recyclés, poèmes, lettres et pièces de théâtre – les enfants ont partagé leurs visions de la dignité et de l’enfance retrouvée. Plus de 11 000 enfants y ont participé, dont ceux vivant avec un handicap.
Des enfants jouent au camp de Sadaka, à l’ouest de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza (Archives)
Hala rêve de sa propre chambre
Ces œuvres ne sont pas de simples symboles : elles révèlent des données matérielles à travers des crayons, du carton et du courage.
« Lorsque des milliers d’enfants, de tous âges et de toutes origines géographiques, dessinent indépendamment des choses très similaires comme des arbres, des écoles, des hôpitaux, des rues propres, des terrains de jeux, ce n’est pas une coïncidence. C’est un appel direct au monde. Ils veulent retrouver leur enfance », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Jonathan Crickx, responsable de la communication de l’UNICEF dans les Territoires occupés de Palestine.
C’est dans ce cadre que le porte-parole de l’agence onusienne a rencontré il y a trois semaines, Hala, une jeune fille de 15 ans, dans un centre d’apprentissage temporaire de l’UNICEF à Deir El Balah.
« Le fait de ne pas aller à l’école a beaucoup affecté mon apprentissage. L’éducation est importante pour mon avenir, c’est pourquoi je rêve d’une vie sûre, avec un foyer sûr, ma propre chambre et une bonne école où je peux apprendre et m’épanouir », a-t-elle confié.
A l’image de Hala, les enfants de Gaza rêvent d’un foyer convenable, de sécurité et d’un retour à l’école.
Sécurité, écoles, espoir
A travers l’initiative The Gaza We Want, les enfants ont ainsi raconté non seulement ce qu’ils ont perdu, mais aussi ce qui doit suivre. En premier lieu, pouvoir dormir toute la nuit et d’aller à l’école sans crainte. Pourtant, depuis le début du cessez-le-feu, plus de 135 enfants ont été tués dans la bande de Gaza.
Dans cette quête de normalité, les enfants veulent aussi de vraies écoles, pas des tentes. La stabilité rime aussi avec « des hôpitaux calmes, propres et sûrs ». Et surtout, les enfants de Gaza ont aussi le droit de rêver « de parcs, de plages, de terrains de sport, de lieux sûrs où jouer ».
Les enfants ne se sont pas contentés de partager leurs rêves et leurs souhaits. Ils ont également fourni des calendriers et des priorités aux adultes chargés de la reconstruction de la bande de Gaza.
Ils ont plaidé pour des mesures de sécurité, des abris, des espaces d’apprentissage et des premiers secours psychologiques ; ensuite, des logements permanents, des écoles, des parcs et des cliniques ; et plus tard, des universités, des industries, des centres culturels et des lieux de mémoire.
Un employé de l’UNICEF apporte un soutien en matière de santé mentale à un enfant dans la bande de Gaza.
Gaza à travers les yeux d’un enfant
Pour l’UNICEF, il s’agit d’une feuille de route pour la reconstruction rédigée par des enfants pour les enfants et qu’il est difficile d’ignorer. A cet égard, le porte-parole de l’agence a partagé le témoignage de Mayar, 14 ans :
« La vie est tellement difficile, aucun enfant ne devrait avoir à vivre cela. J’aimerais que Gaza soit un endroit magnifique, avec des hôpitaux, des écoles et des bâtiments sûrs. J’ai été blessée pendant la guerre et cela m’a beaucoup affectée. Chaque fois que j’entends un raid aérien, j’ai peur. Mais pendant l’activité Gaza We Want, je me suis sentie beaucoup mieux dans ma tête ».
En fait, ce que disent Mayar et les enfants de Gaza n’a finalement rien d’abstrait. Comme quoi, « écouter les enfants n’est pas un choix, c’est le socle indispensable de toute reconstruction digne de ce nom », a conclu Jonathan Crickx.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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