« La crise à Gaza est loin d’être terminée », a affirmé Ajith Sunghay, chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) dans le territoire palestinien occupé. « Des personnes meurent chaque jour, tant en raison des attaques israéliennes que des restrictions imposées par Israël à l’entrée de l’aide humanitaire, en particulier les abris, ce qui entraîne des décès dus au froid et à l’effondrement des bâtiments ».

Dernier exemple en date, au moins 11 Palestiniens ont perdu la vie dans une attaque israélienne survenue mercredi. Au total, 477 personnes auraient été tuées depuis le début du cessez-le-feu, selon les autorités sanitaires de Gaza. Si Tel-Aviv est tenue pour responsable de la majorité des victimes, le HCDH recense également au moins 80 Palestiniens tués par le Hamas depuis le cessez-le-feu.

Des enfants de Gaza assistent à des cours dans un espace d’apprentissage temporaire ouvert par l’ONU.

Frappes de drones et journalistes pris pour cibles

Selon l’agence, les violences se poursuivent dans l’ensemble de la bande, y compris à proximité de la « ligne jaune », une zone de séparation tracée par les autorités israéliennes à l’intérieur de Gaza pour délimiter les mouvements près de la frontalière avec Israël. Le mois dernier, le chef du HCDH, Volker Türk, avait rejeté fermement la notion selon laquelle cette ligne représenterait une frontière légitime.

Entre le cessez-le-feu et le 21 janvier 2026, son bureau a recensé au moins 216 morts, parmi lesquels 46 enfants et 28 femmes, notamment lors de frappes de drones visant des abris de Palestiniens déplacés et des immeubles résidentiels. À ces attaques s’ajoutent les conséquences de conditions humanitaires qualifiées de désastreuses, responsables notamment de la mort par hypothermie d’au moins neuf enfants.

Le responsable onusien s’est également alarmé des atteintes répétées à la liberté de la presse. « Des journalistes palestiniens sont tués et les journalistes internationaux sont toujours interdits d’entrée à Gaza », a dénoncé Ajith Sunghay, en référence à une frappe israélienne ayant visé un véhicule transportant trois journalistes palestiniens près de la zone de Netzarim, dans le centre de l’enclave. 

Ces morts portent à 292 le nombre de journalistes palestiniens tués depuis le 7 octobre 2023, date du début de la guerre entre Israël et le Hamas.

80 meurtres de Palestiniens liés au Hamas 

Parallèlement aux frappes israéliennes, le HCDH fait état de violences internes et d’exactions imputées au Hamas. Depuis le cessez-le-feu, au moins 80 Palestiniens auraient été tués lors d’affrontements entre familles rivales ou d’exécutions sommaires. 

Ces violences alimentent les inquiétudes du Haut-Commissariat quant au respect du droit international à Gaza, notamment de la part de « l’armée israélienne », qui « continue de mépriser ses obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, y compris le droit à la vie ».

« Le moment est venu pour la communauté internationale d’intensifier son soutien et ses pressions afin de mettre fin aux effusions de sang et de promouvoir une approche fondée sur les droits pour le relèvement et la reconstruction », a insisté M. Sunghay.

Un homme à Gaza porte un sac de céréales distribué par les Nations Unies.

L’urgence humanitaire au cœur des appels de l’ONU

Ces mises en garde interviennent alors que le président américain Donald Trump a lancé un « Conseil pour la paix », censé encadrer la reconstruction de Gaza. À Genève, les agences humanitaires des Nations Unies ont toutefois rappelé que l’urgence restait avant tout humanitaire.

« Il est absolument essentiel de désengorger les points de passage et de rouvrir les voies d’accès vitales telles que le corridor jordanien », a déclaré Juliette Touma, directrice de la communication du Bureau de l’ONU pour les services d’appui aux projets (UNOPS). Si le cessez-le-feu du 3 octobre a offert un répit relatif, a-t-elle souligné, « des personnes continuent d’être tuées, jour après jour ».

Les populations les plus vulnérables « ne peuvent tout simplement pas attendre » qu’un plan de reconstruction se concrétise, a-t-elle insisté. « Elles ont besoin de fournitures en même temps ; il ne s’agit pas seulement de services ».

L’UNRWA sous pression, l’ONU inquiète

L’ONU affirme rester mobilisée pour la distribution de l’aide et la mise en œuvre du plan du Conseil de sécurité pour la paix. « L’ONU a un rôle à jouer dans la distribution de l’aide humanitaire, ce que nous faisons depuis très longtemps et que nous continuerons à faire au mieux de nos capacités », a déclaré Alessandra Vellucci, directrice du Service d’information des Nations Unies à Genève.

Cette mobilisation intervient dans un climat de fortes inquiétudes après plusieurs attaques visant les installations de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), dont le siège à Jérusalem-Est occupée a été détruit mercredi. « Ce qui arrive aujourd’hui à l’UNRWA pourrait arriver demain à une autre agence dans les territoires palestiniens occupés ou ailleurs. Cela crée donc un précédent, ce qui est extrêmement dangereux », a averti son porte-parole, Jonathan Fowler.

L’UNRWA réaffirme son rôle central dans l’aide et la reconstruction de Gaza, notamment à travers ses centres de formation et ses services de santé primaire. « Nous devons rester et nous devons pouvoir continuer à faire notre travail, c’est très clair », a insisté M. Fowler. Malgré le fonctionnement limité de la plupart de ses cliniques, l’agence accueille encore près de 15 000 patients par jour.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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