Abdullah al-Khawaja, diplômé en génie électrique et déplacé de Rafah à Khan Younis, se tient désormais derrière un petit étal d’épices, après avoir perdu la trajectoire professionnelle qu’il poursuivait depuis des années.
« Après des années d’efforts à l’université, nous avions des rêves et des ambitions à réaliser », explique M. al-Khawaja. « Mais avec la guerre, tous ces rêves ont été détruits et tous les liens avec nos ambitions ont été coupés ».
Comme beaucoup d’autres, il a été contraint de se tourner vers ce que l’on appelle « l’économie de survie », acceptant des emplois bien en deçà de ses aspirations de jeune diplômé, a-t-il confié au correspondant d’ONU Info à Gaza.
Ayham Al-Najjar travaille dans un stand vendant des bonbons et des boissons à Khan Younis, dans la bande de Gaza.
Des rêves d’études à la vente de sucreries
Sur le même marché, Ayham al-Najjar, qui espérait autrefois faire carrière dans la comptabilité, travaille à un étal de sucreries et de boissons pour subvenir aux besoins de sa famille.
« Je rêvais de terminer mes études universitaires, de travailler et de construire une vie décente, mais la guerre est arrivée », dit-il. « J’ai commencé à travailler sur un étal pour gagner ma vie ».
Mustafa Sallouh, un autre diplômé universitaire, vend des produits d’entretien dans la rue, après un bouleversement radical de sa situation.
« Je rêvais d’une vie meilleure que cette réalité actuelle », partage-t-il. « À cause des conditions de la guerre, je vends aujourd’hui du détergent pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Nous vivons une vie que nous n’aurions jamais imaginée ».
Mustafa Salouh travaille dans un kiosque vendant des produits d’entretien au marché de Khan Younis à Gaza.
Des rêves de diplôme à la vente de sucreries
Mustafa Sadek, qui vend des fournitures de bureau et des livres scolaires, raconte une histoire similaire. « Mes ambitions étaient très élevées », raconte-t-il.
« Mais trois années de nos vies ont été perdues et aujourd’hui nous devons rester derrière un étal et remercier Dieu d’être encore en vie ».
Les parcours de ces jeunes Palestiniens illustrent une réalité économique en pleine détérioration dans une enclave dévastée, où le chômage dépasse désormais 80 % et où une grande partie de la population se concentre sur la satisfaction des besoins essentiels.
Selon des données du Bureau central palestinien des statistiques, le prix des produits de base dans la bande de Gaza a augmenté de 37,9 % en février 2026, accentuant encore la pression sur les familles.
Un rapport conjoint des Nations Unies et de l’Union européenne estime les besoins de relèvement et de reconstruction de Gaza à 71,4 milliards de dollars sur dix ans, dont 26,3 milliards nécessaires dans les 18 prochains mois pour rétablir les services de base, reconstruire les infrastructures et soutenir l’économie.
L’économie de Gaza s’est contractée de 84 %, souligne le rapport, illustrant l’ampleur de la crise qui a poussé des milliers de diplômés et de travailleurs vers des activités informelles, simplement pour survivre.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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