Téhéran accuse Trump de

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Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a regretté mardi que les États-Unis, avec leurs nouvelles sanctions visant notamment l’ayatollah Ali Khamenei, ferme “de façon permanente la voie de la diplomatie”.

En imposant lundi de nouvelles sanctions “stériles”, visant cette fois-ci le chef de l’État iranien, les États-Unis ont décidé de fermer de manière “permanente” la voie de la diplomatie entre Washington et Téhéran, a déclaré, mardi 25 juin, l’Iran.

“Imposer des sanctions stériles contre le guide suprême de l’Iran [l’ayatollah Ali Khamenei, NDLR] et le chef de la diplomatie iranienne [Mohammad Javad Zarif], c’est fermer de façon permanente la voie de la diplomatie avec le gouvernement prêt à tout de Trump”, a écrit le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, sur Twitter.

“Le gouvernement [du président américain Trump] est en train de détruire tous les mécanismes internationaux existants destinés à assurer la paix et la sécurité mondiale”, ajoute Abbas Moussavi.

L’Iran accusé d’être un “parrain du terrorisme”

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions présentées comme “dures” et frappant la République islamique : elles visent Ali Khamenei, et plusieurs commandants des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

Donald Trump, qui accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire et d’être un “parrain du terrorisme”, a signé un décret empêchant “le guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles”.

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Également visé, Mohammad Javad Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l’Occident, considéré comme un modéré et abhorré des ultraconservateurs iraniens, doit être placé sur la liste des sanctions “cette semaine”, a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Selon ce dernier, Washington va geler des “milliards de dollars” d’actifs iraniens supplémentaires.

L’Iran a rétorqué à l’ONU en appelant Washington à arrêter son “aventurisme militaire” et sa “guerre économique”, en jugeant que le “climat” n’était pas propice à des discussions avec les États-Unis.

Avec AFP

Source: FRANCE 24. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.GlobalDiasporaNews.com).