sur France 24, l'opposant Bobi Wine se dit prêt à

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Le chanteur et député Bobi Wine, opposant au président ougandais Yoweri Museveni, a affirmé mercredi sur France 24 qu’il considérait avec son équipe une éventuelle candidature à la présidentielle de 2021.

France 24 a reçu dans son émission anglophone “Eye on Africa”, mercredi 12 juin, l’opposant politique ougandais Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine. Ce musicien a lancé sa carrière politique en 2017 lorsqu’il a été élu député. Depuis, il est suivi par de nombreux jeunes en Ouganda qui souhaitent un changement à la tête du pays. À 74 ans, Yoweri Museveni est en effet au pouvoir depuis 33 ans. Et un amendement constitutionnel vient de supprimer la limite d’âge de 75 ans pour exercer la fonction de président.

Sur le plateau de France 24, Bobi Wine a accusé le président Museveni d’avoir réussi à “faire taire les voix (d’opposition) chez lui tout en se présentant comme un démocrate au reste du monde”. Il s’est félicité que “le monde commence à voir Museveni comme le dictateur qu’il est et à écouter les appels du peuple ougandais”.

“Plusieurs dictateurs ont été éjectés du pouvoir dans un passé récent”, a-t-il rappelé, citant l’Algérie, la Libye, le Burkina Faso et plus récemment le Soudan. “Cela montre que le peuple en Afrique se soulève face aux dictateurs.” “Cela nous inspire à croire davantage et pousser davantage à la libération de notre pays.”

Une candidature en option

La prochaine élection présidentielle aura lieu en 2021 et Bobi Wine n’exclut pas d’y participer. “Mon équipe et moi-même sommes sérieusement en train de considérer une candidature contre le président Museveni. (…) Si l’équipe venait à me choisir, je serais prêt à le défier.”

Bobi Wine a été plusieurs fois arrêté par la police et nombre de ses concerts ont été annulés par les autorités. Il a été gravement battu l’année dernière alors qu’il était en garde à vue et a dû se rendre aux États-Unis afin d’être soigné. Il fait l’objet de plusieurs accusations en Ouganda, dont “trahison” et “participation à des manifestations illégales”.

“J’ai prévu de retourner en Ouganda le 18 juin pour continuer le combat là où je me suis arrêté”, a-t-il annoncé à un journaliste de France 24 en parallèle de l’émission. “Une chose est sûre, nous allons défier le président Yoweri Museveni, nous allons créer une synergie avec les forces du changement.”

Source: FRANCE 24. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.GlobalDiasporaNews.com).