Les victimes sont tombées mardi dernier dans une embuscade alors que leur véhicule clairement identifié transportait des travailleurs humanitaires dans le comté d’Ikotos, dans l’État d’Equatoria oriental. 

« Au cours de cette attaque, un travailleur humanitaire sud-soudanais et un membre de la communauté locale ont été tués, et d’autres personnes blessées », a souligné dans un communiqué Sara Beysolow Nyanti, Coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Soudan du Sud, ajoutant que cette « perte tragique est totalement inacceptable ».

Un accès humanitaire de plus en plus difficile

Selon l’ONU, il s’agit du cinquième travailleur humanitaire tué dans l’exercice de leurs fonctions dans le pays, ravagé par la guerre civile et l’insécurité alimentaire. « Je suis profondément consterné par la poursuite des violences visant les civils, les humanitaires et leurs biens », a fustigé Mme Beysolow Nyanti, exhortant le gouvernement à s’attaquer aux assauts dévastateurs contre les humanitaires et les civils en veillant à ce que les auteurs soient identifiés et traduits en justice ».

Cette attaque survient à un moment où l’accès humanitaire est de plus en plus difficile, où l’espace humanitaire se réduit et où les fonds destinés à l’action humanitaire s’amenuisent. « Les humanitaires doivent avoir un accès sûr et sans entrave pour servir les personnes dans le besoin et ne doivent pas être une cible. L’aide humanitaire ne peut atteindre les personnes les plus vulnérables que si les acteurs humanitaires bénéficient d’un environnement propice ».

Sur le terrain, l’ONU estime que la vie et les moyens de subsistance des populations ont été bouleversés par les combats, les violences sexistes et les chocs climatiques. Par conséquent, les besoins de la population, notamment en matière de services vitaux, ont considérablement augmenté. 

Plus de 130 travailleurs humanitaires tués depuis 2013

« Nous, humanitaires, ne pouvons pas apporter une aide vitale aux plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés, alors que nous sommes attaqués », a insisté la responsable humanitaire de l’ONU, relevant que personne ne devrait avoir à faire le sacrifice ultime en essayant de sauver la vie d’autrui.

Depuis 2013, au moins 130 travailleurs humanitaires ont été tués, alors qu’ils fournissaient de l’aide et des services humanitaires, la grande majorité d’entre eux étant des Sud-Soudanais.

Selon l’ONU, 319 incidents violents visant le personnel et les biens humanitaires ont été signalés en 2021. Rien qu’en 2021, cinq travailleurs humanitaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions ; et cinq travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de 2022.

Le Soudan du Sud est généralement considéré, ces dernières années, comme un des endroits les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires et cette embuscade mortelle survient dans un contexte de recrudescence des attaques contre les membres et convois d’organisations humanitaires à travers le pays.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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