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Le secrétaire général du PAM a commis l’irréparable, un comportement irresponsable en évoquant l’USFP lors des assises du Conseil national de son parti et en abordant les affaires internes de ce parti d’une manière provocatrice dépassant les us et traditions sur lesquels se fonde le respect mutuel entre les entités partisanes marocaines et bafouant la déontologie requise en matière de relations intercalaires dans la vie politique.
Il n’a pas lésiné sur l’effort pour proférer des descriptifs haineux et des qualificatifs venimeux concernant les affaires internes du parti des forces populaires. Nul besoin de revenir au fond des choses déterminant les rapports de l’avocat et ministre au parti de Mehdi Ben Barka, Omar Benjelloun, Abderrahim Bouabid, Abderrahmane El Youssoufi et les grands dirigeants de la résistance et de l’armée de libération ainsi qu’autres syndicalistes, nationalistes et classes sociales . C’est qu’il s’agit d’une biographie prétendue dont il se doit effectivement de mériter l’appropriation.
Mais pourquoi le ministre de la Justice est-il allé chercher l’aptitude à s’immiscer dans les affaires de l’USFP par des dénigrements infantiles ? Est-ce en raison du fait que l’USFP lui a rappelé le ba.ba de l’opérationnalisation de la démocratie marocaine dont il a longuement parlé ?
En fait, c’est la réalité de l’action politique à travers le monde et le Premier secrétaire de l’USFP, en l’évoquant, ne l’a pas fait à titre personnel ou sous un angle subjectif à partir d’une jurisprudence sans commun accord avec les faits.
Bien au contraire, il parlait au nom de tous les Ittihadies et Ittihadis, à la direction du parti, au sein du Bureau politique et du Conseil national et à travers l’ensemble du territoire national car il était question d’une constance que l’intéressé aurait dû saisir et qui suppose que le deuxième parti en matière de score électoral doit généralement se vouer à l’opposition, d’autant plus qu’il a fondé sa stratégie sur les trois piliers suivants :
– Son alliance avec le parti qui était à la tête du gouvernement et qui en a été écarté à la faveur de la démarche démocratique.
– Les attaques ciblant le premier parti aux élections en le présentant comme un parti «traiteur» des capitaux dont les membres ne font qu’accumuler les richesses et seulement assurer la conduite des affaires de même que son exercice politique s’apparente à un mariage d’intérêt.
– L’attaque plurifrontale contre le leader du parti choisi dans le cadre de la démarche démocratique, accompagnée de la dépréciation de ses profils et lui refusant toute prétention à asseoir une conduite politique à la tête du gouvernement.
Nous n’évoquerons pas les contradictions particulières et générales qu’il a exprimées tantôt en transcendant la gestion gouvernementale et tantôt en s’acharnant dans sa quête de la participation. Nous n’aborderons pas non plus ses revers et retournements répétés dans ce qu’il dit, ni ses erreurs et défaillances qu’il renie sans préavis ! car nous n’en trouvons nullement l’opportunité.
Le ministre de la Justice et secrétaire général du PAM a consacré une grande partie, par ailleurs colérique et impulsive, de son allocution à l’USFP en attaquant le parti des forces populaires non pas concernant sa conduite politique générale ou sa position à son égard mais se rapportant à l’essence même de la souveraineté militante des Ittihadis dépassant, de loin son opinion, et ce sans abonder dans ses sorties habituelles depuis son avènement à la direction de son parti.
L’ingérence dans les affaires internes d’un parti est un penchant qui connaît une recrudescence manifeste à l’occasion de toute étape déterminante de l’histoire du pays. Et souvent, l’USFP et ses forces populaires sont la cible privilégiée des tirs et coups, des manœuvres et machinations dont sont habitués les Ittihadis. Par ailleurs, aucun de ses dirigeants n’a été épargné ni échappé aux conflits tacites ou explicites même ceux qui ont fait, à certaines occasions, l’objet de ses éloges.
Là-dessus, nous affirmons que sa prétention à la posture du défenseur de l’histoire et du militantisme de l’USFP est peine perdue et ne bernera personne, car c’est une attitude récurrente à chaque étape décisive comme nous l’avons dit précédemment. En outre, ce qu’a commis le ministre de la Justice n’est que l‘un des symptômes de l’incursion que l’USFP s’est employé judicieusement à démontrer. D’ailleurs, il s’avère que c’est bien lui qui a toujours inspiré ses compagnons dans ce sens.
Les Ittihadies et Ittihadis ont coutume de revendiquer la confrontation avec les sages et réitérer dans le cas contraire : « Puisse Dieu nous gratifier d’un adversaire sensé ! »

Source of original article: Libération (www.libe.ma).
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