Selon un bilan datant du 8 août 2022, la majorité des victimes sont décédées dans l’effondrement de leurs habitations et par noyade. Dans le même temps, 57.607 autres (6.605 ménages) sont sinistrées.

Un précédent bilan officiel du 20 juillet faisait état de 15 morts et plus de 23.600 sinistrés.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), les populations sont affectées par les inondations consécutives aux fortes précipitations enregistrées depuis juillet dans sept des huit régions du pays (à l’exception de Niamey). 

Zinder reste la région la plus touchée. Avec 30.995 sinistrés, cette province du Centre-Est du Niger a enregistré plus de la moitié des cas. Suivent Diffa (7.902 sinistrés), Tillabéry (7.670 sinistrés) et Maradi (6.630 sinistrés). 

Plus de 350.000 personnes pourraient être touchées par les inondations cette année

Dans les zones affectées, les pluies ont détruit ou endommagé plus de 6.100 habitations dont 3.759 pour la seule région de Zinder. Ces précipitations ont également provoqué l’effondrement de classes, de centres de soins médicaux, de greniers à céréales et de boutiques. Plus de 600 têtes de bétail sont aussi décimées.

En 2021 à la même période (2 août), les Nations Unies dénombraient 46.230 sinistrés (5.402 ménages). Selon les acteurs impliqués dans la préparation aux inondations, plus de 350.000 personnes pourraient être touchées par les inondations cette année (période allant de juin à septembre). 

A ce sujet, l’OCHA note que le service météorologique nigérien a prévu « une saison des pluies très humide avec un fort ruissellement ». Les rapports indiquent une intensification rapide des conditions météorologiques orageuses dans la zone du fleuve Niger, dans les régions de Maradi, Zinder et Diffa qui pourrait entraîner de fortes précipitations.

Niamey envisage de mettre en place un plan de contingence triennal

Au cours des semaines écoulées, plusieurs localités des régions de Zinder et Diffa ont enregistré plus de 100 mm de pluie en une journée. Le mois d’août devrait également être très pluvieux. Le Centre opérationnel de veille, d’alerte et de gestion de crise (COVAGC) invite les populations de ces régions à redoubler de vigilance et à prendre des mesures pour prévenir les pertes en vies humaines et les dommages sur les biens, les infrastructures et l’environnement.

En 2021, les fortes précipitations avaient causé la mort d’au moins 70 personnes et fait plus de 200.000 sinistrés, selon les autorités et l’ONU. Pour mieux gérer les risques d’inondations, Niamey estime qu’il est nécessaire d’élaborer des stratégies d’adaptation afin de pouvoir faire face au changement climatique. 

« La prévision des saisons pluvieuses, l’élaboration et la diffusion d’information peuvent permettre, entre autres, aux agriculteurs, gestionnaires des ressources en eau, et aux acteurs humanitaires de faire des choix optimaux pour aborder la saison », a fait valoir l’OCHA, relevant que les autorités nigériennes envisagent de mettre en place un plan de contingence triennal qui sera révisé sur une base annuelle.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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