S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe de clôture, le Haut-Représentant pour l’Alliance des civilisations des Nations Unies, Miguel Angel Moratinos, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, ont salué la participation nombreuse et de haut niveau qui a enrichi le dialogue qui s’est déroulé pendant les deux jours du Forum. 

Les gens ont soif de paix 

« Dans un contexte géopolitique très complexe, nous avons parlé ici à Fès de paix, de compréhension, de respect mutuel, d’engagement à vivre ensemble », a expliqué Miguel Angel Moratinos aux journalistes. « C’est quelque chose dont les gens ont besoin. Ils l’accueillent. Ils ont soif de paix. Et je pense que c’est ce qu’il faut retenir ». 

Le Haut-Représentant a évoqué la déclaration adoptée en la qualifiant de « feuille de route pour la communauté internationale, y compris l’Alliance des civilisations  », soulignant l’exemple marocain qui devrait être une source d’inspiration pour tous. 

« Le modèle marocain a donné des résultats concrets en termes de besoins urgents de respect mutuel, de fraternité, de paix, de compréhension », a-t-il ajouté.

Affirmer la valeur du dialogue, de la compréhension et de la tolérance 

Notant que « la présence du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a donné un caractère particulier à cette rencontre », Nasser Bourita a salué la nature des dialogues et des discussions, soulignant que « la réunion est intervenue à un moment où le monde a besoin d’affirmer la valeur du dialogue, de la compréhension et de la tolérance ». 

« La situation internationale nous oblige aujourd’hui à écouter le langage de la raison, le langage de la sagesse, et à affirmer que les valeurs du dialogue sont des valeurs fondamentales, et que malgré les différences d’intérêts et les différences de religion et de race, cette humanité a beaucoup en commun », a-t-il affirmé. 

Renforçant ce que Miguel Moratinos a dit à propos de l’exemple marocain, M. Bourita a expliqué ce que représente le Maroc et ce que représente la ville de Fès, déclarant que « ce qui a réussi au Maroc peut réussir dans le monde. Ce que le Maroc a su faire au niveau national en termes d’harmonie et de coexistence au fil des siècles, pourrait être une source d’inspiration pour d’autres régions ». 

Le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), António Vitorino, à Fès, au Maroc.

Une déclaration politiquement importante 

Dans un entretien accordé à ONU Info, le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), António Vitorino, a rappelé que l’OIM a des opérations importantes sur le continent africain pour la protection et le soutien aux migrants. 

Il a expliqué que 80% des migrants africains quittent un pays africain pour un autre pays africain. « Cela montre l’importance de l’action de l’OIM sur tout le continent africain. Et nous espérons que cette première réunion de l’Alliance des civilisations ici en Afrique sera un moment essentiel pour confirmer notre engagement en faveur de la protection des migrants », a-t-il dit. 

Interrogé sur la déclaration adoptée par le Forum de Fès, M. Vitorino a souligné que « les déclarations sont toujours importantes – politiquement. Mais ce n’est pas assez. Nous devons nous appuyer sur la Déclaration ». 

« Chaque jour, partout, aux côtés des personnes qui ont besoin de nous, l’OIM vise à traduire l’essence de la Déclaration en actions concrètes, à protéger les migrants, à soutenir une migration sûre, ordonnée et réglementée, et à lutter contre la traite des êtres humains, qui est une attaque contre les droits fondamentaux des migrants », a-t-il ajouté. 

Dialogue entre les générations 

Dans d’autres activités à l’Université Euromed de Fès, une centaine de jeunes participants de différents pays se sont réunis pour parler de « l’avenir qu’ils veulent  ». Ils ont souligné l’importance du dialogue intergénérationnel et les avantages que la jeune génération pourrait apporter à la table en termes de lutte contre la rhétorique de la haine. 

Ali Mahmoud du Liban, l’un des participants, a déclaré à ONU Info que lui et ses homologues d’une association appelée « Adiyan » travaillaient sur un programme visant à réfuter le discours de haine et son impact sur la société libanaise, que ce soit psychologiquement ou physiquement, à travers des ateliers et des campagnes ciblant toutes les catégories de la société. 

Le Forum de Fès a vu la participation d’environ 42 participants au niveau ministériel, 90 chefs d’organisations régionales et 12 anciens chefs d’État ou de gouvernement.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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