« Depuis les premières heures du samedi 1er mai, quelque 1.500 personnes ont débarqué en Italie après avoir été secourues par les garde-côtes et les douanes italiens ou par des ONG internationales en Méditerranée centrale », a déclaré la porte-parole du HCR en Italie, Carlotta Sami lors d’un point de presse organisé depuis le port de Trapani en Sicile, où quelque 450 personnes, dont 180 enfants, ont débarqué mardi après avoir été secourues par le navire de l’ONG Sea Watch. 

Alors que le nombre total d’arrivées en Europe est en baisse depuis 2015, les derniers débarquements portent exactement, à plus de 10.400 le nombre d’arrivées par voie maritime en Italie en 2021.

La majorité des migrants et réfugiés qui tentent la traversée de la Méditerranée sont originaires du Mali et du Sahel en Afrique de l’Ouest, d’Erythrée et d’Afrique du Nord. 

Les raisons de ces mouvements sont complexes. « Beaucoup fuient la guerre et les conflits, comme au Sahel où les attaques aveugles entraînent constamment des morts et des déplacements forcés. Beaucoup fuient les persécutions et sont victimes de la traite des êtres humains et vendus comme des marchandises », a expliqué Mme Sami.

Les réfugiés et migrants restent d’abord dans leur région d’origine

Cependant, les mouvements de migrants et réfugiés vers l’Europe ne représentent que « la partie émergée de l’iceberg ». Les chiffres des arrivées en Europe depuis l’Afrique subsaharienne sont bien loin de ceux des déplacements à l’intérieur de cette région.

En majorité, les personnes confrontées aux violences et à la persécution restent près de chez elles, avec plus de 5,4 millions de réfugiés et de déplacés internes qui se trouvent dans les pays du Sahel. Selon les statistiques mondiales du HCR, 80% des personnes qui sont forcées de fuir leurs foyers restent dans leur région d’origine.

Selon l’agence onusienne, la plupart des personnes arrivées en Italie sont partis de Libye à bord d’embarcations peu solides et en mauvais état, et ont lancé des appels répétés de détresse. « Nous avons remarqué une forte présence d’enfants, dont beaucoup ne sont pas accompagnés », a précisé Mme Sami. De plus, « trop de personnes qui tentent de rejoindre l’Europe ont subi des violences et des abus indescriptibles au cours de leur voyage », a ensuite ajouté la porte-parole du HCR.

Les témoignages recueillis ces derniers jours par les équipes de l’agence onusienne en Italie, y compris auprès d’enfants, font état d’emprisonnements et de brutalités infligés sans aucun respect pour la vie humaine en Libye. A la suite des traumatismes qu’ils ont subis, certains survivants présentent parfois de « graves séquelles de santé mentale ».

Des migrants sont secourus au large des côtes libyennes en avril par l’ONG SOS Méditerranée.

Plus de 500 décès cette année dans la traversée de la Méditerranée centrale

Le HCR s’est également inquiété du nombre de victimes en Méditerranée centrale, qui a été multiplié par environ 3,5 par rapport à l’année dernière. Depuis le début de l’année 2021, au moins 500 personnes ont perdu la vie en essayant de faire cette dangereuse traversée maritime contre 150 à la même période en 2020 soit une augmentation de plus de 200%. 

Pour l’agence onusienne, ces pertes tragiques en vies humaines soulignent une fois de plus la nécessité de rétablir un système d’opérations de recherche et de sauvetage dans la partie centrale de la mer Méditerranée coordonné par les États.

A ce sujet, le HCR a salué l’attitude italienne qui continue à accueillir des migrants et des réfugiés malgré la pandémie mais demande aux autres Etats d’en faire davantage. « La solidarité des autres Etats membres de l’Union européenne est nécessaire de toute urgence, car la détérioration de la situation en Libye continuera à forcer les gens à recourir à des mesures désespérées pour trouver la sécurité », a insisté la porte-parole de l’agence onusienne.

Alors que ces migrants et réfugiés sont désormais en sécurité en Italie, le HCR rappelle, une nouvelle fois, l’importance de voies légales telles que les couloirs humanitaires, les évacuations, la réinstallation et le regroupement familial, qui doivent être élargies. « Pour les personnes qui n’ont pas besoin de protection internationale, des solutions doivent être trouvées dans le respect de leur dignité et de leurs droits humains », a souligné Mme Sami.
 

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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