Selon l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), quatre écoles abritant des déplacés ont été touchées depuis samedi par des frappes israéliennes. « Quatre écoles touchées ces quatre derniers jours », a confirmé sur le réseau social X, le Commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, ajoutant que « le mépris flagrant du droit humanitaire international ne doit pas devenir la nouvelle norme ».

L’Agence onusienne rappelle que depuis le début de la guerre, les deux tiers des écoles de l’UNRWA à Gaza ont été touchées, certaines ont été « bombardées », beaucoup ont été « gravement endommagées ».

Destructions et désespoir

Les écoles sont ainsi passées « de lieux sûrs d’éducation et d’espoir pour les enfants à des abris surpeuplés ». « Les écoles finissent souvent par devenir des lieux de mort et de misère », a dénoncé le Chef de l’UNRWA, relevant que neuf mois après le début de la guerre, « les tueries, les destructions et le désespoir se poursuivent sans relâche et sans fin, sous notre surveillance ».

« Gaza n’est pas un endroit pour les enfants. Cessez le feu maintenant avant que nous ne perdions ce qui reste de notre humanité commune », a insisté M. Lazzarini.

Selon les rapports des médias, l’armée israélienne a annoncé « poursuivre son opération antiterroriste dans la ville de Gaza », où des habitants ont signalé « d’intenses combats » dans les quartiers sud-ouest de la ville de Gaza, qui poussent des dizaines de milliers de Palestiniens à fuir, selon l’ONU.

Depuis le début de la guerre, plus de la moitié des installations de l’UNRWA (environ 190 installations) ont été touchées. L’UNRWA estime qu’au moins 524 personnes déplacées hébergées dans ses abris ont été tuées et au moins 1.606 blessées depuis le début de la guerre, selon un décompte effectué le 9 juillet 2024.

Au total, l’Agence onusienne fait état de plus de 450 incidents affectant ses locaux de l’UNRWA, avec parfois plusieurs incidents au même endroit.

Ces derniers développements interviennent dans un climat d’incertitude, surtout après le nouvel ordre d’évacuation de l’armée israélienne lundi, invitant les résidents de quartiers du centre-ville de Gaza City à s’orienter vers l’ouest puis vers le sud.

Suite aux ordres d’évacuation israéliens, les Palestiniens prennent autant d’affaires qu’ils le peuvent pour s’installer ailleurs. Aucun endroit n’est sûr à Gaza.

Obstacles pour les humanitaires d’accéder aux entrepôts

« En même temps qu’elle émettait cet ordre d’évacuation, l’armée a intensifié ses frappes dans le sud et dans l’ouest de la ville de Gaza, ciblant les mêmes secteurs vers lesquels elle avait ordonné de se déplacer », a alors dénoncé, mardi, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU.

Sur le terrain, des milliers de Palestiniens fuient dans toutes les directions pour éviter l’offensive terrestre d’Israël dans la ville de Gaza, ravagée par la guerre, et ne savent pas où ils sont à l’abri des attaques israéliennes.

Le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) qualifie de dangereusement « chaotique » les mouvements de milliers de personnes dans Gaza, après le dernier ordre d’évacuer dans lequel Israël demande aux gens de passer par des quartiers où des combats ont lieu et de quitter les zones qui feront l’objet d’autres ordres d’évacuer. « L’on voit les gens fuir dans toutes les directions, sans savoir où trouver un lieu sûr.  Beaucoup circulent sous les échanges de tirs et les bombardements avec très peu d’effets personnels ».

Par ailleurs, l’OCHA a prévenu que les hostilités en cours dans ces zones empêchent les organisations humanitaires d’accéder aux entrepôts, de reconstituer les stocks ou d’évaluer les besoins. De plus, la plus grande boulangerie soutenue par les Nations Unies à Gaza a été parmi celles qui ont dû fermer après les derniers ordres d’évacuer, perdant des quantités importantes de farine, de sucre et de levure.

L’hôpital Al-Amal, dans le sud de Gaza, est en ruines.

Difficultés critiques pour les femmes d’accéder aux soins prénataux et postnataux

Sur un autre plan, la récente évaluation rapide inter-agences des Nations Unies note qu’environ 155.000 femmes enceintes et allaitantes à Gaza sont confrontées à des difficultés critiques pour accéder aux soins prénataux et postnataux. Les moyens de transport inabordables et l’absence de services d’ambulance entravent l’accès aux hôpitaux, dont beaucoup ne fonctionnent que partiellement, a souligné le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

En outre, des rapports font état d’accouchements d’urgence dans des tentes, sans soutien médical, à des heures tardives de la nuit, en raison de l’impossibilité d’accès. « La peur et l’incertitude quant à l’accès futur aux installations médicales en raison de l’instabilité de la situation en matière de sécurité et de l’évolution constante des circonstances », a détaillé le FNUAP, ajoutant que les médecins travaillent dans des conditions « extrêmes » et manquent de fournitures essentielles pour fournir des soins adéquats.

Le conflit a intensifié les niveaux préexistants de violence fondée sur le sexe. Des facteurs tels que « la pauvreté, les conflits intrafamiliaux, les mécanismes d’adaptation négatifs et les déplacements » ont entraîné une augmentation des « incidents de violence liée au sexe », notamment « la violence entre partenaires intimes, la violence émotionnelle et la violence sexuelle ».

Alors que les conditions à Gaza continuent de se détériorer, les prestataires de services de première ligne en matière de violence liée au sexe font face à une augmentation de la demande de services, mais sont confrontés à d’importants problèmes opérationnels, de sécurité et de financement. Selon une évaluation rapide menée avec les membres de la zone de responsabilité en matière de violence liée au sexe, 50 acteurs de la réponse à la violence liée au sexe ont été tués, 98 blessés et 118 ont quitté Gaza.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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