En Syrie, la lutte contre le terrorisme ne peut se faire au détriment de la protection des civils (ONU)

« La situation (à Idlib) est particulièrement dangereuse », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse à New York. « Encore une fois, les civils paient un prix horrible », a-t-il déploré.

Selon des informations rapportées par la presse, l’armée syrienne poursuit son offensive sur la région d’Idlib. Les combats dans cette région qui abrite près de trois millions d’habitants étaient censés cesser à la faveur d’un cessez-le-feu conclu entre la Russie et la Turquie.

Le chef de l’ONU a appelé les garants d’Astana et en particulier Moscou et Ankara, signataires du protocole d’accord de septembre 2018 sur Idlib, à immédiatement stabiliser la situation.

Hayat Tahrir al Sham (HTS), un groupe reconnu comme terroriste par le Conseil de sécurité, a une présence significative dans la région d’Idlib.

« Contrer le HTS est clairement un défi majeur », a reconnu le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock. « Mais les efforts de lutte contre le terrorisme ne peuvent en aucun cas dispenser les États de leur obligation de faire respecter le droit international humanitaire », a-t-il rappelé.

« Même dans la lutte contre le terrorisme, le droit international relatif aux droits de l’homme et le droit international humanitaire doivent être pleinement respectés », a souligné plus tôt le Secrétaire général de l’ONU devant les journalistes. Des propos dont s’est fait écho la cheffe des affaires politiques de l’ONU un peu plus tard devant le Conseil de sécurité.

« La lutte antiterroriste ne peut supplanter les obligations en vertu du droit international visant à protéger les civils et l’obligation de respecter les principes de distinction et de proportionnalité », a ainsi rappelé la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), la poursuite des hostilités en Syrie au cours des six dernières semaines a entraîné la mort de plus de 230 civils, dont 69 femmes et 81 enfants, et des centaines d’autres ont été blessés.

« Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, il n’y a pas de solution militaire à la crise syrienne », a dit M. Guterres devant la presse. « Il était clair au début (de la crise) et il reste clair plus de huit ans après que la solution doit être politique », a-t-il souligné.

Pour RoseMary DiCarlo, l’absence de solution politique au conflit en Syrie a un impact direct sur les civils. « Le peuple syrien a payé le prix fort des échecs de la communauté internationale à mettre fin à cette guerre », a-t-elle dit.

Source: / Organisation des Nations Unies (ONU). Le contenu de cet article ne reflète pas nécessairement les vues ou l’opinion de Global Diaspora News (www.GlobalDiasporaNews.com).