Le son des cloches a résonné le 3 mai au Soudan du Sud pour annoncer aux 2 millions d’écoliers le retour en classe. Après plus de 14 mois de fermeture en raison de la pandémie de Covid-19, les écoles du pays d’Afrique de l’Est ont rouvert leurs portes lundi.

« Nous partageons l’enthousiasme des enfants, de leurs enseignants et des parents », a déclaré sur Twitter la Représentante de l’UNICEF au Soudan du Sud,Hamida Lasseko, se félicitant que les enfants puissent à nouveau « apprendre, jouer et jouir de leur droit à une éducation sûre ».

« C’était une journée de joie », a déclaré Mads Oyen, le chef des opérations de terrain de l’UNICEF au Soudan du Sud, lors d’un point de presse virtuel mardi. « C’était merveilleux de voir personnellement des enfants heureux de revenir à l’école », a-t-il ajouté.

L’UNICEF a salué dans cette réouverture des écoles une « étape majeure vers un retour à la normalité » dans ce pays d’Afrique de l’Est et a félicité le gouvernementsud-soudanais pour avoir pris cette décision.

Mais « retourner à l’école ne se résume pas à apprendre », a dit M. Oyen, notamment dans un pays comme le Soudan du Sud confronté à une situation humanitaire toujours très difficile. Les écoles sont également des lieux de sécurité pour les enfants où ils ont également accès à de la nourriture.

L’UNICEF a soutenu la réouverture des écoles sud-soudanaises en fournissant des manuels scolaires, de l’eau potable, du savon et des masques. Des campagnes de vaccinations menées ces dernières semaines ont permis d’annoncer aux enfants et à leurs parents la réouverture des écoles. Autant de mesures positives qui devraient, selon l’agence onusienne, contribuer également à identifier et à encourager le retour des enfants, surtout des filles, qui ne sont pas retournés à l’école.

« Certaines filles ont pu tomber enceintes ou sont devenus mères pendant la fermeture des écoles », a expliqué M. Oyen, précisant qu’il s’agit d’un autre défi dont l’UNICEF compte s’occuper. Le nombre d’enfants non scolarisés n’est pas encore clair, mais l’agence onusienne a indiqué qu’elle travaille avec les enseignants locaux et son réseau de volontaires communautaires pour assurer le suivi des enfants qui ne sont pas revenus à l’école.

4,4 millions d’enfants ont besoin d’aide humanitaire

La situation humanitaire au Soudan du Sud demeure très préoccupante, alerte l’UNICEF. Les deux tiers des enfants du pays – 4,4 millions – ont besoin d’une aide humanitaire – « un record depuis 2013 » selon M. Oyen – et 1,4 million devraient souffrir de malnutrition aiguë.

Alors que le pays entre dans la saison du paludisme – l’une des maladies les plus mortelles – les admissions dans les établissements de santé augmentent. L’UNICEF œuvre pour réduire le nombre d’enfants touchés par cette maladie et par la rougeole. En outre, les enfants sud-soudanais sont vulnérables à la violence, à l’exploitation, aux abus, au recrutement par des groupes armés, à la détresse psychosociale et à la séparation de leurs familles.

Les interventions de l’UNICEF au Soudan du Sud ont été cruciales notamment sur le plan nutritionnel. Grâce au travail de l’agence onusienne, 95% des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère se sont rétablis.

Mais l’aide humanitaire pour ce pays manque de financement. A ce jour, seulement un tiers des 198 millions de dollars nécessaires pour cette année a été financé. « Le manque de financement aurait un impact direct sur la survie des enfants », a prévenu M. Oyen. « Sans une nutrition adéquate, les enfants sont moins résistants aux maladies comme le paludisme et les maladies d’origine hydrique ». Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans au Soudan du Sud est parmi les plus élevés au monde.

L’UNICEF est par ailleurs très préoccupée par la montée de la violence contre les travailleurs humanitaires au Soudan du Sud. De telles violences ont un impact direct sur l’acheminement de son aide humanitaire aux personnes qui en ont le plus besoin. 

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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