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C’est le bilan des émissions de titres publics réalisées au titre du premier trimestre de l’année en cours pour financer l’économie nationale.
De l’avis des observateurs et des spécialistes du marché monétaire, le Cameroun jouit d’une crédibilité certaine auprès des investisseurs. Un constat établi à la lumière des 136,77 milliards de francs mobilisés au premier trimestre 2019 sur le marché monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). « Un record depuis 2011 », indique Samuel Tela, directeur de la Trésorerie à la Direction générale du Trésor au ministère des Finances (Minfi) qui ajoute que « ces levées de fonds largement supérieures aux prévisions initiales ont enregistré un taux de souscription de 267%, témoignant non seulement l’intérêt que les investisseurs continuent de porter aux titres publics camerounais mais également à l’Etat. »
En clair, ces dernières années, les offres que l’Etat reçoit sont toujours largement supérieures à la somme recherchée sur le marché. L’autre atout des titres du trésor public camerounais est son taux d’intérêt de l’ordre de 2,53%, largement en deçà du taux directeur de la Banque centrale (3,5%) et du taux des prêts interbancaires (4 à 6%).

Selon le bilan établi par le Minfi, les Bons du trésor assimilables (BTA), qui sont des titres de créance de court terme sur lesquels les intérêts sont précomptés, emportent largement les sollicitations de spécialistes en valeur du Trésor. 122 milliards de F ont été levés via les BTA, contre 14,77 milliards de F pour les Obligations du Trésor assimilables (OTA), qui sont des titres de moyen terme. Et sur ces 136,77 milliards de F, la plus grande partie sera remboursée longtemps avant la fin de l’année.

Seuls 24,77 milliards doivent être remboursés après le 31 décembre 2019. Ce qui donne donc une large possibilité d’émission des titres au cours des trois derniers trimestres de l’année, conformément au décret présidentiel du 22 mars dernier habilitant le Minfi à recourir à des émissions des titres publics d’un montant maximal de 260 milliards au 31 décembre 2019.
Ainsi, d’après le calendrier des émissions du deuxième trimestre, le Trésor public devrait mobiliser 200 milliards de F dont 150 milliards d’OTA et 50 milliards de BTA. Ainsi, au cours du deuxième trimestre, le trésor public va diversifier ses maturités en mettant un accent particulier sur les titres à moyen et long termes. En effet, contrairement aux années antérieures, le Trésor public compte dorénavant se financer davantage sur le marché de la Banque centrale par les émissions des bons et obligations du trésor.

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